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01/12/2009

Prix du gaz-chauffage : l'UFC donne des pistes

Le Figaro relaie cette étude d'UFC Que-Choisir sur l'indexation du gaz sur les prix pétroliers, que l'association conseille d'abandonner :

"Comment mieux maîtriser le prix du gaz ? C'est la question que pose l'UFC-Que choisir dans une étude publiée mardi et réalisée, pour l'association, par le cabinet Microeconomix, spécialiste des analyses économiques appliquées à l'énergie. D'après l'étude, qui décrypte les différentes composantes du prix du gaz, l'indexation des contrats de long terme d'approvisionnement en gaz sur celui des produits pétroliers n'est plus justifié car «les réserves en gaz sont plus grandes et les usages de ces deux énergies ne sont plus tout à fait les mêmes». De plus, cette méthode de calcul pénalise les consommateurs car les produits pétroliers s'inscrivent dans une tendance haussière et sont très volatiles. L'UFC-Que choisir donne ainsi l'exemple des Etats-Unis, où il existe un véritable prix du marché du gaz. Son tarif reste bas compte tenu de la récession et de la découverte de nouveaux gisements alors que le prix du pétrole est reparti à la hausse. L'association de consommateur propose donc que les prix du gaz, pour l'approvisionnement, ne soient plus indexés sur ceux du pétrole et incite GDF-Suez et l'Etat actionnaire à entamer une réflexion sur ce sujet"

evolution du prix du chauffage domestique consommaction.jpg

Autre point soulevé par l'étude : l'opacité des coûts d'acheminement du gaz (transport, distribution, stockage). L'UFC regrette ainsi que les informations concernant les charges d'exploitation du transport et de la distribution ne soient pas publiées. Il en est de même des résultats financiers des activités de stockage de GDF-Suez et Total, les deux opérateurs actuels. L'étude révèle également que l'ensemble des capitaux engagés pour le transport et la distribution sont rémunérés en France à un taux plus élevé que dans les autres pays européens. L'idée serait de les aligner pour permettre une diminution du coût de ces postes. Ainsi, pour le transport, la baisse correspondrait à 4%, soit une diminution des tarifs pour le consommateur de l'ordre de 0,4% car cette activité représente 10% du coût total. Pour la distribution, la baisse serait de 3%, soit un peu moins de 1% pour le consommateur final car la distribution représente 25% du coût global. Enfin, pour l'association, il est nécessaire que le stockage, dont le prix a augmenté de 20% sur trois ans, devienne une activité régulée, comme le sont le transport et la distribution. Actuellement, les opérateurs de gaz fixent librement leurs tarifs. L'UFC propose par conséquent que les coûts liés à l'acheminement du gaz jusqu'au consommateur final soient mieux encadrés.

Prix du gaz consommaction.jpg

Pour l'heure, les tarifs réglementés du gaz naturel sont fixés par le gouvernement après recommandation de la Commission de régulation de l'énergie. En octobre dernier, les pouvoirs publics avaient décidé de ne pas changer le prix du gaz. En effet, selon la formule appliquée pour le calcul des nouveaux tarifs, la baisse se serait limitée de 0,6% à 0,7%. La dernière baisse du gaz a eu lieu en avril dernier. Elle était de l'ordre de 11,3%."


Luc, Consommaction.

02/11/2009

Des droits supplémentaires pour les consommateurs

20071022_163517_1.jpgLe Figaro revient sur un kit de réformes mis en place par différents ministères au sujet de la consommation. Ces réformes visent à donner plus de poids aux associations de consommateurs, comme CLCV, UFC-Que Choisir ou d'autres plus spécialisées. C'est à priori un bon pas même si j'avoue attendre de lire quelques articles "critiques" pour savoir quoi en penser, en tant que consomm'acteur et adhérent de plusieurs d'entres elles. Nous ne savons pas aujourd'hui si cela nous donnera réellement plus de poids ou non (à titre personnel j'ai d'autres priorités en tête comme la possibilité de lancer des "class actions" de consommateurs lésés, comme cela se fait aux Etats-Unis). Enfin, voilà les quelques précisions du Figaro :

"Hervé Novelli veut une « politique globale de la consommation » et entend créer un superagrément pour les associations de consommateurs. Il n'est pas question de supprimer des associations, contrairement à ce que craignaient les plus petites. Mais les plus puissantes auraient des droits supplémentaires pour mener des actions et, à terme, avoir le droit d'intenter des actions de groupe. L'INC (Institut national de la consommation) serait « renforcé » en absorbant d'autres organismes publics (commission de sécurité des consommateurs, centres techniques régionaux de la consommation, etc.) La DGCCRF (répression des fraudes), quant à elle, restera le bras armé de Bercy pour les enquêtes."

La vente à distance est aussi suivie de près, et c'est une bonne chose : n'oublions pas qu'elle a bondi de +30% en 2008, mais que certaines pratiques restent douteuse, de l'effondrement peu honnête de la CAMIF (qui continuait d'encaisser les commandes) à la contrefaçon (sur ebay, par des particuliers qui achètent en Chine pour revendre à prix d'or en France), en passant par des prix plus chers (comme à la rentrée scolaire).

Luc, Consommaction

12/05/2009

Commerce équitable : pour quel résultat ?

arton1256-802fb.jpgDu 9 au 24 mai 2009, c'est la quinzaine du commerce équitable, l'occasion d'actualiser un peu nos connaissances sur ce sujet. Personellement, j'achète équitable quand je peux (mais la trilogie café/thé/cacao l'est déjà), mais en grande surface c'est moins facile (ou moins crédible ?), il y a moins de choix... et je n'ai pas à proximité de mon domicile de boutique spécialisée. Pour un aperçu des questions principales liées au commerce équitable, je vous suggère de télécharger le podcast de l'émission "le téléphone sonne" de France Inter, consacrée hier soir à ce sujet. Vous pouvez trouver ce lien directement ici et le lire sur iTunes. Etaient invités : Rémi Roux, Co-fondateur et Gérant de la société coopérative "Ethiquable"; Tristan Lecomte, Fondateur et Président de "Alteréco", qui a publié "Le commerce sera équitable" aux Editions d'Organisation; Laurent Levard, Délégué général de la Fédération "Artisans du monde" et enfin Michel Ebran, directeur des enquêtes de l'UFC Que Choisir ? Bref, les acteurs clés de la planète commerce équitable !

Car il y a tout de même beaucoup à faire : si 8 Français sur 10 sont au courant de la démarche commerce équitable, celui-ci ne représente pour l'instant que 0,01% des échanges mondiaux. C'est peu ! Mais ça cache un succès : celui de l'Europe, débouché de presque 70% de la production labelisée équitable. Et le marché évolue : par exemple, les "MDD", ces marques de distributeurs, se mettent elles-aussi au Bio et à l'équitable, et permettent aux productions équitables de passer le cap de la reconnaissance de la marque (souvent compliqué quand on est un petit paquet de cacao dans un long rayonnage).

Vous pourrez trouver des informations sur les manifestations, festivals et événements associés sur le site commercequitable.org ou plus précisément (mais plus "brouillonnement") sur ce site dédié : site national de la 15aine du commerce équitable. Si par ailleurs vous faites partie de la catégorie majoritaire des "paumés de l'équitable" (quels labels ? quelles garanties ?), je vous recommande un petit coup d'oeil à cette page d'Actualités Solidaires qui devrait vous aider à y voir plus clair !

Luc

 
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