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20/11/2008

Prix des carburants : ils nous pompent !

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De qui se moque-t-on ? De nous, comme trop souvent. Alors que les prix du pétroles ont été divisés presque par trois depuis 3 mois (le baril de brut avait atteint 142 dollars cet été, et coûte désormais 53 dollars), le prix à la pompe, lui, n'a baissé que de 20% (après avoir augmenté à la moindre variation du cours du pétrole, un peu comme pour les billets d'avions d'Air France et la fameuse surcharge carburant dont j'ai déjà parlé auparavant).

Le Figaro revient sur la convocation par l'Elysée des distributeurs (Total, mais aussi Leclerc, par exemple), où ils étaient censés s'expliquer sur ce décalage entre d'un côté l'effondrement du prix du baril, et de l'autre la baisse modeste des prix de l'essence à la pompe. Or c'est un poste de consommation qui ponctionne le revenu des ménages et sur lequel il y a clairement des marges de manoeuvres.

On parle souvent de la part de l'Etat dans le prix des carburants. Entre la TVA et la TIPP, l'Etat est pour plus de la moitié du prix des carburants. Mais cet argent sert à financer nos infrastructures, et les pétrolier ont beau jeu de pleurer de larmes de crocodiles. S'ils estiment ne pas avoir de marges de manoeuvres, l'UFC-Que Choisir trouve scandaleux cette immobilisme supposé des distributeurs, qui ont des marges :

info_prix_carburant.jpg«Pour le diesel, la marge sur le raffinage a été multipliée par six en quatre ans et par deux sur la seule année 2008, s'étonne François Carlier, le directeur des études. Cela représente 6 à 8 centimes de plus par litre, c'est beaucoup.»

Vous en connaissez beaucoup vous, des boîtes qui multiplienteurs marges par 6 en ce moment ? Le problème est aussi et surtout celui de la stratégie des pétroliers qui refusent de construire de nouvelles rafinneries. Cette "technique" leur permet, en temps de hausse ou de baisse du pétrole, d'avoir toujours la main sur le robinet, et donc de pouvoir conserver leurs marges. C'est un article du Canard Enchaîné de la semaine dernière qui revenait sur "la martingale de Total pour faire flamber ses bénéfices". Edifiant. On y apprend entre autre que les pétrolier n'investissent pas de trop dans les nouvelles techniques de production ou de rafinnage, car cela rognerait leurs bénéfices et ferait baisser les prix à la pompe.

Il est plus que temps que les énergies nouvelles et propres viennent remplacer ces techniques d'un autre âge...

Luc.

 

03/09/2008

Air France ne baisse toujours pas sa surcharge carburant !

Le pétrole, lui, baisse en continu depuis le 10 juillet, mais la surcharge pour le prix du carburant, affectée de manière relativement opaque par les compagnies aériennes, ne change pas. C'est une info de l'UFC Que Choisir, reprise par Tour Mag :

772533361.jpg"L'association Consommation, logement et cadre de vie et l'UFC-Que choisir réclament une baisse de la surcharge carburant chez Air France.

La compagnie avait en effet indiqué dans ses communiqués de presse que la "moitié de cette augmentation sera supprimée dès que le cours du baril se stabilisera durablement au dessous de 130 USD. Le reste de cette augmentation sera supprimée dès que le cours du baril se stabilisera durablement au dessous de 125 USD."

Or le prix du baril est en fort recul depuis le record du 11 juillet à 147,2 dollars le baril américain. Depuis plus d'un mois, il est sous la barre des 130 dollars. Alors qu'attend Air France, s'interroge les associations de consommateurs qui dénoncent l'opacité de cette surcharge."

La démonstration est claire est nette : AirFrance prend ses clients pour des vaches à lait, et se constitue ainsi un petit pécule pour la fin de l'année, peut-être, en tout cas les messieurs du conseil d'administration d'AirFrance n'auront pas de problèmes de pouvoir d'achat ! Challenges précise également l'opinion de l'UFC et de la CLCV, deux organisations dont vous trouverez les liens sur ma liste de liens préférés :

"Reine-Claude Mader, présidente de l'association CLCV (Consommation, logement et cadre de vie) a jugé "regrettable" que les compagnies laissent courir leurs surcharges carburant, malgré une baisse du prix du baril "non négligeable". Selon elle, "la clientèle d'Air France est moins sensible aux prix que celle des 'low cost' et Air France en profite purement et simplement".
De son côté, l'UFC-Que Choisir juge le mécanisme de surcharge "un peu discrétionnaire" et "opaque"."

Je rappelle au passage que la surcharge a augmenté 16 fois depuis le début de l'année. AirFrance a beau jeu de rappeler qu'ils ne paient pas le pétrole au prix du jour mais en décalé. Comment alors expliquer que la moindre hausse soit répercutée immédiatement sur les prix du billet d'avion, alors que les baisses, en 2 mois, n'ont aucun impact sur le prix ? Pour rappel, sur un vol très long courrier (9h de vol et +), la surcharge atteint la somme astronomique de 270 euros.

Voyagez en train, la prochaine fois !

 
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