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17/02/2010

Des journées de la Consommation Responsable au Québec

Voilà une initiative intéressante que l'on serait bien malins d'importer en France ! C'est une Université du Québec (Université Laval) qui a eu l'idée d'organiser deux journées de la consommation responsable (dommage, c'est un peu loin, cher et polluant pour un week-end !), comme le rapporte Québec hebdo :

"L’instigateur de ce projet, Seydou Doumbia, justifie l’organisation d’un tel événement par un constat de paradoxe. «Ce sont les jeunes qui font l’avenir, mais les jeunes ne sont pas au cœur de l’action. Les jeunes ont un rôle d’agent de changement et c’est important pour la préparation de l’avenir de la société», déplore M. Doumbia, fondateur de Ref Clothing, une compagnie de vêtements éthiques et engagés.

L’événement est séparé en deux volets. «La première journée, c’est pour réfléchir. La deuxième est concentrée sur l’action», explique Chaher Mohamed, un animateur de l’activité. Pour la foire de l’engagement, où des commerces et des entreprises s’appuyant sur des valeurs responsables présentent leurs produits, M. Mohamed espère la visite d’au moins une cinquantaine de personnes.

Marie-Ève Thérien, copropriétaire de la boutique Blank, à Québec, est venue s’afficher à la foire. «On veut s’associer à des gens qui ont des valeurs qui nous ressemblent», fait-elle valoir. Mme Thérien remarque par ailleurs que de plus en plus d’étudiants sont conscientisés aux impacts de leurs achats.

Consommation responsable québec consommaction.png
Le fondateur de la compagnie Ref Clothing et organisateur des Journées de l’Engagement et de la Consommation Responsable,
Seydou Doumbia, tenait un kiosque lors de la foire d’achats.

Jecorespon vise à sensibiliser les citoyens au fait qu’ils peuvent faire une différence dans le monde dans lequel ils vivent. «On a terriblement besoin de gens qui prennent des initiatives pour faire savoir l’importance de prendre ses responsabilités», a déclaré en première journée le président d’honneur de l’événement et directeur de l’Institut du Nouveau Monde, Michel Venne.
Autrefois journaliste pour le quotidien Le Devoir, M. Venne dit percevoir le citoyen simplement. «C’est quelqu’un qui a le souci des autres. Il est conscient et il admet qu’il a une responsabilité au-delà de lui-même», a affirmé M. Venne."

Alors, qu'attend-on pour bâtir, en France, une initiative de ce type ? Un picnic de l'éco-consommation ?

13/03/2009

Un site pour surveiller les (més)actions des entreprises

Voici un site intéressant qui nous permet de recenser les mauvaises actions des grandes entreprises transnationales. Mécomptes, corruption, entrave au droit du travail, pollution, fraudes diverses... Transnationale propose de fait une base de données sur environ 13 000 entreprises, afin de vous donner des informations peu courantes si vous avez un doute sur une marque, un achat, voire même un investissement si malgré la crise il vous reste quelques billes à placer.

Le site fonctionne un peu comme une coopérative, à mi-chemin entre le web 2.0 (les internautes de partout peuvent contribuer à alimenter le site en informations citoyennes) et l'agence de presse mondiale.

Au niveau des informations, c'est très concrêt : vous pourrez y trouver les organigrammes de bases des grandes entreprises mondiales, les lieux de fabrication des produits, les chiffres d'affaires,et, en prime, un indice synthétique qui indique le degré d'éthique ou d'engagement citoyen de la boîte (le TGI, pour Transnationale Global Impact), en s'appuyant sur un certain nombre de critères listés par le blog J'épargne Utile :

Luc.jpg

Social : Nombre de violations des conventions fondamentales du travail,
Nombre de violations des conventions des droits de l’Homme,
Pourcentage des effectifs supprimés par l’entreprise et ses filiales depuis 1998

Finance : Bénéfices cumulés depuis 1998, en milliards d’euros,
Ventes annuelles en milliards d’euros
Comparaison entre le salaire du dirigeant (PDG, président du CA ou directeur financier) et celui des employés payés au salaire minimum en vigueur,
Nombre de paradis financiers dans lesquels l’entreprise est établie,
Nombre d’actes de délinquance financière

Environnement : Nombre de pollutions notables

Vie publique : Nombre d’actes de corruption directe ou indirecte

Image : Nombre de pratiques douteuses (partenariat discutable, publicité mensongère, désinformation…)

De quoi à mon avis avoir un aperçu assez global de l'activité d'une entreprise !

Luc.

20/01/2009

Rémunération des banquiers : où l'on peut reparler de "développement durable" !

420px-Schéma_du_développement_durable.svg.pngC'est un post de J'épargne Utile qui m'a alerté sur un lien peu évident entre rémunérations des grands (gros et gras) patrons de banque et développement durable. Revenant sur la suppression des rémunérations et bonus que ces derniers devront appliquer s'ils veulent toucher les subsides de l'Etat, le blog rappelle que :

"les principes du développement durable auxquels consentent la plupart des banques françaises comportent aussi une part de responsabilité et de transparence en termes de rémunérations des dirigeants"

Mais c'est bien sûr ! Peut-être qu'il y a même là une faille énorme en terme de droit. Reprenons depuis le début pour exposer mon raisonnement et récolter vos avis sur ce point précis, parce que pour une fois que les consommateurs pourraient prendre à revers leurs "chères" banques, on ne va pas se priver.

Il faut d'abord revenir aux sources du "développement durable", une expression, qui malgré sa sur-utilisation, comporte des éléments assez précis, et je ne parle pas cette fois-ci d'écologie. Le rapport Brundtland, qui a véritablement accouché de l'expression, avait une vue globale du développement, qui passait aussi par les sphères sociales et économiques. On se rapproche encore un peu plus de notre but en reprenant ce mini-résumé de Wikipédia :

"Le développement durable s’est construit comme une réponse des institutions et des entreprises aux préoccupations de la société civile et de certaines ONG, relatives aux impacts environnementaux et sociaux de l’activité des principaux agents économiques sur leurs parties prenantes".

C'est évidemment la partie "sociale" qui me semble intéressante de retenir ici, en oubliant le temps de ce post le vernis écolo qui recouvre l'expression. Car conrêtement, le DD appliqué aux entreprises, dont les banques, ça s'appelle la RSE : responsabilité sociale des entreprise, un concept qu'elles en toutes endossées très rapidement pour rester à la mode, mais sans prendre conscience de ce que cela recouvrait. Voici ce qu'on retrouve dans cette appellation :

"La responsabilité sociétale des entreprises est un concept par lequel les entreprises intègrent les préoccupations sociales, environnementales, voire de bonne gouvernance dans leurs activités et dans leur interaction avec leurs parties prenantes [dont nous, clients] sur une base volontaire En effet, à côté des obligations réglementaires et législatives, existe tout un champ d'actions possibles sur la base du volontariat et qui peuvent s'appuyer notamment sur des normes : à citer cependant en France, une loi relative aux nouvelles régulations économiques (NRE) qui incite les entreprises cotées en bourse à inclure dans leur rapport annuel une série d'informations relatives aux conséquences sociales et environnementales de leurs activités."

Je lisais hier un article sur la Toile sur les "class actions" américaines, ces procès riche-a-la-super_20.jpgcollectifs, généralement initiés par des usagers lésés ou en colère, et qui ont pu déboucher sur des amendes et corrections records pour les institutions incriminées. Ma question est donc la suivante : toutes ces "chartes du développement durable" (BNP), d'"engagement citoyen" (LCL), de "déontologie" (SG), ne peuvent-elles pas être engageantes juridiquement, au sens où un manquement sur ces thèmes pourrait faire l'objet de procédures ? Loin de vouloir voir la France théâtre de procès aussi ridicules qu'aux Etats-Unis (le cas du "pantalon perdu" à 52 millions de dollars reste un modèle d'abus du droit).

Un bon procès de la part d'employés ou de clients/usagers ne remettraient pas dans le droit chemin les banques, qui jusqu'ici, ont presque toutes failli aux sirènes des subprimes, se sont donc plus ou moins cassé la figure, pour venir ensuite quémander notre argent, celui de l'Etat, et en plus conserver leurs plus grosses tares ? Où sont les prêts pour les PME ? pour les achats immobiliers ? Pourquoi doit-on subir chaque semaine dans le Canard Enchaîné les affres des banquiers, entre leurs bonus dégoutants, leurs séminaires aux cocotiers, pendant que nous payons sans rien dire ni pouvoir faire quoi que ce soit ?

Ce serait une bonne application du développement durable, qui, j'en suis sûr, ne tarderait pas à porter ses fruits en terme de changements de comportements...

Luc

 

 

 
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