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02/09/2009

La moitié des Français voient leur pouvoir d'achat fondre

Le Figaro revient sur la sensation de baisse du pouvoir d'achat des Français ces dernières années. L'étude IPSOS citée précise que nous sommes tous maussades face à l'avenir et que plus de la moitié des Français estiment que leur niveau de vie a diminué depuis un an, et 27% qu'il a même "beaucoup diminué"... pas vraiment étonnant. Et ce sont les fameuses classes moyennes qui paient le plus, comme je le relatais il y a peu. Les classes moyennes, définis par "une personne qui gagne entre 1.120 et 2.600 euros, avant impôts", voient en effet leur pouvoir d'achat se ralentir après les 30 glorieuses, comme le racontait Régis Bigot, auteur d'une étude sur le sujet des classes moyennes et membre du Credoc, un centre de recherche :

"Le malaise est lié au fait que la croissance économique est moins forte aujourd'hui qu'elle ne l'était il y a quelques années. Ces dix dernières années, le taux de croissance du pouvoir d'achat était de 1,6 % par an. Pendant les Trente Glorieuses, il était de 4,7 % par an. L'amélioration des conditions de vie est de ce fait moins perceptible. Pour les classes moyennes, le pouvoir d'achat ne progresse pas assez vite, elles ont donc l'impression qu'il recule. D'autant plus que les revenus des personnes aisées ont, eux, augmenté plus rapidement. Autre facteur : la perte de l'espoir d'une ascension sociale. Dans les années 60, les classes moyennes pouvaient espérer atteindre le niveau de vie des catégories aisées en 12 ans. Aujourd'hui, les délais sont beaucoup plus longs, environ 32 années."

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Le site Monpouvoirdachat rappelait également quelques tendances lourdes :

- La croissance du revenu disponible des ménages va ralentir en 2008 et en 2009.

- l’inflation avoisinerait 3,4% en 2008 et 3,0% en 2009 après 1,5% en 2007.

Et face à cela, les modes de consommation des Français évoluent : on sacrifie de plus en plus les loisirs (pour 47% des sondés, voir mes précisions sur les "vacances de crise"), on va de plus en plus faire ses courses au supermarché discount (malgré leurs campagnes de publicités à la limite du mensonge), et, pour 42% des sondés, l'origine du produit ne compte plus, tant que ça reste abordable... Un vrai risque quand on connaît les problèmes de contrefaçons des produits vendus à moitié prix sur Internet, par exemple, ou les risques de toxicité de certains produits chinois (même si l'Europe a récemment pris des mesures de protection du consommateur sur les jouets notamment).

Enfin, ça commence à devenir pénible de devoir serrer les dents en permanence...

Luc, Consommaction

 

 

15/07/2009

Le hard-discount perd du terrain. Enfin ?

C’est peut-être à force d’y acheter des produits souvent bas de gamme que les Français commencent à comprendre que parfois, il faut mettre un peu plus d’argent pour ne pas manger de cochonneries. En tout les cas, le Figaro rappelle que les distributeurs hard-discount (les Ed, Dia, Netto, Lidl, Leader Price, Aldi, etc) ont vu leur part de marché baisser pour la première fois. Parce qu’ils ont atteint leur ‘seuil’ maximal ? JE crois plutôt que les Français comprennent petit à petit ce qu’est vraiment le hard discount.


Il s’agit avant tout d’un système économique hard-discount, c’est à dire que partout où l’on peut raboter les coûts, on y va au sabot 1mm. Salaires compressés au maximum, polyvalence exigée des salariés, contrats précaires à mi-temps ‘subi’, gestion des stocks en flux ultra-tendus, qualité des produits tout à fait douteuse (voir mon post sur la récente campagne d’Ed sur les poulets supposés fermiers), bref, pas vraiment un paradis du bien-être des consommateurs et des producteurs (les PME sont ainsi soumises à rude épreuve).

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Ensuite, c’est un système où la quantité l’emporte, et de très loin, sur la qualité : lots énormes qu’il faut, du coup, se dépêcher d’avaler, produits dont la péremption est beaucoup plus limitée (quand il ne s’agit pas simplement de remballe, une pratique odieuse mais courante).


Le Figaro avance des pistes intéressantes pour expliquer ce changement de comportement : effort des grands distributeurs pour baisser leurs prix (même si la guerre des étiquettes, menées notamment par Leclerc, n’est pas aussi franche qu’elle peut le paraître), installation de produits discounts chez ces mêmes distributeurs… par contre, là où je ne suis pas d’accord, c’est sur la marge de manœuvre supposée des hard-discounteurs. Le Figaro avance qu’une nouvelle vague de publicité leur permettrait de « se défendre ». Mais les dernières ont été franchement scandaleuses, entre une affiche qui, de mon point de vue de consommateur vigilant, est à la limite de la publicité mensongère chez Dia, qui nous « vend » des poulets dégeulasses à 9€ le kilos comme étant quasiment fermiers, et celle de Jean-Pierre Coffe pour Leader Price. Coffe, l’homme que j’ai personnellement écouté et suivi de longues années dans sa lutte contre la malbouffe, m’a profondément déçu, et je ne crois pas être le seul.

Luc, Consommaction

05/01/2009

Vidéo #6 : si ta culotte est polluée, retire-là !

Très très joli clip vidéo qui fait d'autant mieux passer le message : attention aux produits textiles bas de gamme !

 

 
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