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18/03/2010

Paris, ville la plus chère du monde ?

Le Figaro a sorti a son tour cette information qui veut que Paris soit la ville la plus chère du monde. Je suis assez sceptique, pour avoir fait un peu de tourisme dans certaines capitales européennes (dont Londres), les prix comparés de la nourriture ou de nuits d'hôtel ne sont pas très différentes, et on entend tout le monde dire qu'il est tout bonnement impossible de se loger à Londres à moins de 1 000 euros pour un studio sans fioritures (ce seuil est, je le sais parce qu'un de mes neveu y vit, de 600 euros environ). Si vous avez des éléments de comparaison avec certaines de ces villes...

Paris ville la plus chère coût de la vie à Paris consommaction.jpg

Le Figaro avance quand même quelques éléments d'explication : la parité euro/dollar, les étalons différents (peut-on comparer une bouffe sur le pouce aux Etats-Unis, mettons 2$ mais franchement immonde, et un jambon-beurre à 3€ mais moins nocif à terme ?)... bref, pas convaincu, même si la vie à Paris semble plus cher quand on vient, comme moi, de province.

Luc, Consommaction.

12/03/2010

Livre : "Fins de mois difficiles pour les classes moyennes"

Voici une interview intéressante du Figaro sur la situation des classes moyennes... rien de très brillant mais des éléments pour mieux comprendre le mal-être économique dans lequel la majorité de la population se trouve actuellement.


Paupérisation, déclassement, voire disparition… politiques, sociologues et économistes se succèdent pour déplorer la condition et l'avenir sombre des classes moyennes. Dans son livre « fins de mois difficiles pour les classes moyennes », Régis Bigot, directeur de recherche du département Conditions de vie et aspirations des Français » au Crédoc (Centre de recherche pour l'étude et l'observation des conditions de vie), donne des pistes pour mieux comprendre le ressenti de cette partie de la population qui se sent sur le déclin. Entretien.

 

Lefigaro.fr : Vous dénoncez dans votre livre la morosité ambiante qui conduit les classes moyennes « au bord de la rupture ». N'ont-elles aucune raison de penser que leur niveau de vie décroît ?

Régis Bigot : La tendance est à l'apitoiement qui finit par faire accepter par tout le monde que les classes moyennes se paupérisent. Or c'est faux. Leur pouvoir d'achat croît même de 2% en moyenne chaque année depuis dix ans. Le problème c'est qu'elles rencontrent parallèlement des difficultés qui n'existaient pas il y a 10 ans. Les Français ont l'impression qu'ils ne leur restent plus tellement d'argent pour les loisirs lorsqu'ils ont réglé toutes les factures. Ils n'y étaient pas habitués. Avant ces problèmes étaient ceux des classes les moins favorisées, mais pas ceux des classes moyennes.

 

«Fins de mois difficiles pour les classes moyennes» de Régis Bigot, Editions de l'Aube, 19 euros.
«Fins de mois difficiles pour les classes moyennes» de Régis Bigot, Editions de l'Aube, 19 euros.

 

Il s'agit donc d'un phénomène de déclassement ?

L'augmentation des dépenses contraintes donne ce sentiment à toute une frange de la population et c'est d'ailleurs une source d'incompréhension car parallèlement les statistiques prouvent que le revenu des Français augmente et est comparables à celui des autres pays. Or les dépenses obligatoires ont-elles aussi considérablement augmenté. Les prix de l'immobilier ont été multipliés par 2,5 en 15 ans, et les loyers ont augmenté plus vite que les revenus. Bien plus que chez nos voisins. Avec 2.000 euros mensuels il est devenu difficile d'acquérir un logement sans l'aide de sa famille. Et c'est cela qui entretient le sentiment de déclassement car il y a 30 ans, avec l'inflation, il était plus facile de s'endetter et de rembourser ses crédits. Et puis le logement n'est pas un bien de consommation comme les autres, c'est un marqueur social, la preuve que l'on a réussi. C'est aussi un patrimoine que l'on transmet à ses enfants D'où la frustration de cette génération qui n'y parvient plus, alors qu'elle est plus diplômée que la précédente. Ce problème ne concerne cependant pas tous les Français de la classe moyenne. 40% d'entre eux ne vivent pas ce malaise car ils sont déjà propriétaires.

 

Vous avez interrogé les Français de la classe moyenne et ils situent le seuil à partir duquel on passe dans la catégorie «des gens riches», à 4660 euros par mois…

Oui et c'est assez surprenant car seuls 3% de la population française atteint ce niveau de rémunération. C'est donc beaucoup trop élevé pour constituer la fourchette haute des revenus des classes moyennes. D'après nos études, nous estimons que les classes moyennes ont des revenus compris entre 1.120 euros et 2.600 euros par personne. Seuls 20% de la population ont des revenus plus élevés.

 

Autre fait surprenant, vous expliquez que les Français ont tendance à s'inclure dans la classe moyenne même lorsqu'ils ont un pouvoir d'achat bien supérieur. Comment l'expliquez-vous ?

Parmi les 20% de Français les plus riches seuls 5% admettent qu'ils sont aisés, les autres s'estiment appartenir à la classe moyenne. Parler d'argent en France n'est pas évident et pour beaucoup, ne pas reconnaître leur niveau de vie est de la mauvaise foi. Mais on observe aussi un phénomène d'ethnocentrisme, c'est-à-dire que les Français évaluent leur niveau de vie par rapport à leur entourage, et comme on trouve toujours plus riche que soit, on a tendance à sous-estimer ses moyens réels. L'impression de s'appauvrir vient aussi de la forte médiatisation autour des revenus des personnes les plus riches. Ils sont PDG du CAC 40, footballeurs, acteurs, et les Français se disent que l'on est aisé quand on gagne autant qu'eux. Ou bien lorsqu'on paie l'ISF (Impôt de solidarité sur la fortune) ce qui n'est en définitive le cas que de 1 à 2% de la population.

 

Les classes moyennes sont elles en train de disparaître, les Français rejoignant soit la classe des plus pauvres soit celles des plus riches ?

Le phénomène est constaté dans de nombreux pays mais pas en France car il existe des filets de sécurité sociaux qui évitent les dérives en permettant une redistribution des richesses. Le Smic par exemple protège les bas salaires, même si le temps partiel a un peu fait sauter ce verrou. La société est donc plus homogène. Il est souhaitable que cela continue car lorsque les écarts entre les personnes sont trop importants, c'est démotivant. Les effectifs des classes moyennes ne sont donc pas en déclin mais progressent même légèrement pour atteindre environ 52%.

26/11/2009

Un certificat d'exemption d'achat de cadeau de Noël !

Pour faire suite à mon précédent post sur le Noël low-cost, voici un papier qui vous permet d'exempter vos proches de vous couvrir de cadeaux inutiles !

 

journée sans achat noel consommaction.jpg

Luc.
 
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