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26/05/2011

La consommation responsable expliquée aux enfants

Jeudi 19 mai 2011 une journée d’ateliers scolaires était organisée à destination des écoles primaires de Strasbourg. J’ai participé à la manifestation en compagnie de ma fille et de sa classe. La thématique abordée était « La consommation responsable, qu’est-ce que c’est ?« . La maîtresse de ma fille a eu la bonne idée de sauter sur cette occasion de mettre en pratique des notions théoriques déjà abordées en classe avec ses élèves de CE2.

Me voici donc devenu l’espace d’une demi-journée accompagnateur-reporter, curieux de voir comment peuvent se dérouler ces fameux ateliers…

On doit cette initiative à la Chambre de Consommation d’Alsace (CCA) qui organise cette manifestation scolaire dans le cadre du « Salon vivre et consommer autrement » qui se déroule dans le cadre de la Quinzaine du commerce équitable ce week end (samedi 21 et dimanche 22 mai 2011) au parc de l’Orangerie à Strasbourg.

Les gentils organisateurs présents (Chloé et Fritz) m’annoncent que l’organisation de tels ateliers sont une première pour eux, en tout cas sous cette forme puisque la CCA organise de nombreux autres types d’interventions… Mais revenons au cœur du sujet ! Une grosse dizaine d’ateliers nous attendent à l’intérieur du pavillon Joséphine du parc de l’Orangerie.

Le commerce équitable

Capture d’écran 2011-11-21 à 22.02.13.pngOn commence avec mon petit groupe par l’atelier sur le thème du commerce équitable, animé par un membre de l’association Colecosol. Assis en tailleur devant 2 cagettes de bananes, les questions débutent : Quelle différence y a-t-il entre les 2 bananes ? Si tous les enfants sont d’accord pour dire qu’elles sont différentes (elles sont pourtant jaunes toutes les 2 !), il n’est pas simple de comprendre pourquoi. On fini par tomber d’accord, l’une est vendue plus cher que l’autre et dispose d’un petit autocollant… Diaporama à l’appui, l’animateur explique simplement aux enfant les principes de rétributions des producteurs, ceux du partage équitable des revenus ainsi que l’action de l’association Max Havelaar qui va aider les petits producteurs à obtenir une rétribution plus juste de leur travail…

Alimentation équilibrée

Capture d’écran 2011-11-21 à 22.02.18.pngAllez hopla, comme on dit en Alsace, atelier suivant ! On passe passe au « Self » pour choisir son repas. Les élèves sont invité à choisir eux même leur repas… Un plateau, des assiettes et des faux plats imprimés qu’il faut choisir sans contrainte. Légumes, fruits, yaourt, eau mais aussi frites, steak, coca. And the winner is : Le steak-frites-ketchup-coca-glace bien sûr. J’ai même entendu des questions du genre « Est-ce que je peux prendre 2 fois des frites ?« . Si ce quintet gagnant, a remporté un vif succès, on en a tout de même surpris quelques uns, pris de remord, échangeant leurs frites contre des haricots verts… Bilan : une explication sur la nécessité de manger équilibré, de varier son alimentation et surtout de manger beaucoup de fruits et de légumes !

Les bons logos

Apprendre à reconnaitre les bons « logos » (ou labels) sur les emballages. Le grand vainqueur est le label AB (voir photo), reconnu par tous les enfants. Le label bio européen à encore quelques années à tirer avant d’être reconnu. Ce qui est sûr, c’est que la couleur verte pousse les enfants à classer les logos présentés comme étant « bons » pour l’environnement.

Bien que bénéficiant d’une faible notoriété, le label Nature et Progrès est présenté aux enfants comme le meilleur de tous. C’est en tout cas le plus exigeant actuellement et encore trop rare à mon sens….

Et vous, savez-vous reconnaitre les éco-labels ?
atelier des fruits et légumes de saisonLa bonne saison des fruits et légumes

C’est certainement l’atelier où les enfants se sont senti les plus désemparés… Il s’agissait d’associer des fruits et des légumes pour chaque saison… Pas simple en effet, puisqu’en se promenant dans les rayons d’un supermarché, beaucoup de fruits et légumes sont importés d’autres pays.  On trouve donc de tout, toute l’année ! Les enfants ont du mal à se repérer… Et vous les grands, êtes-vous au point ? Pour vous aider, vous pouvez consulter un calendrier des fruits et légumes de saison sur le site www.mon-panier-bio.com


La gestion des déchets : le tri sélectif

On garde le rythme en passant à quelques contrôles de connaissances sur l’organisation du tri pour les déchets ménagers. Après distribution de quelques détritus aux enfants, ils doivent les jeter dans la bonne poubelle : dans la poubelle jaune on place les déchets recyclables hors verre : emballages ménagers, papiers, journaux, bouteilles plastique… Dans la la poubelle bleue, tout le reste sauf le verre

Les enfants sont habitués à faire le tri. Il faut dire qu’à Strasbourg la gestion et le tri sélectif est en place depuis de nombreuses années. C’est un peu l’atelier détente, on se bouscule pour mettre un « panier dans le mille »


Les énergies grises

Beaucoup de chose à apprendre ici ! Les enfants doivent replacer dans l’ordre les cartes pour reconstituer la vie d’un steak haché, de l’élevage jusqu’à sa mise en rayon, cela fait beaucoup de cartes ! Ils peuvent mesurer avec une règle le nombre de kilomètres parcourus dans le processus de fabrication d’un T-shirt, découvrir des bons ou mauvais produits en termes d’impact sur l’environnement… Tout ce que nous achetons ou produisons a des effets sur la santé de notre planète ! Mené tambours battants par un membre de l’association Alter Énergie Alsace, l’atelier ne désempli pas et suscite un vif intérêt !
atelier cyclesOn ne jette pas, on répare !

Les membres de l’association Bretz’Selle se relaient pour montrer aux enfants combien il est facile de réparer les freins de son vélo ou de mettre une rustine sur sa chambre à air au lieu de la changer systématiquement. Fastoche ! Les enfants gonflent, dégonflent, grattent, collent et le tour est joué

A noter que l’association Bretz’selle organise la fête du vélo les 27, 28 et 29 mai 2011 à Strasbourg (le concours de vélos déguisés risque d’être poilant !)

Luc.

06/04/2011

Quelques données sur la consommation d'eau en France

La première idée serait de collecter les données déjà disponibles sur les consommations d’eau des ménages auprès des organismes qui en disposent :

 

Capture d’écran 2011-11-21 à 21.51.44.png



Les distributeurs d’eau : Les distributeurs d’eau qui facturent cette ressource disposent naturellement de l’information sur la quantité d’eau mise en distribution et celle facturée. Notons toutefois les difficultés d’une éventuelle collecte de leurs données : -    Une multitude d’organismes chargées de la distribution de l’eau. -    Une information non homogène. L’information collectée est loin d’être homogène du fait en particulier des structures tarifaires adoptées : certains différencient les abonnés selon leur nature (domestique/industriel/autres), d’autres selon le diamètre du branchement ; certains sont capables de dire le nombre de logements desservis, d’autres uniquement le nombre d’abonnés, ... Les collecteurs de redevances sur l’eau : -    FNDAE. Une source importante de données est celle fournie chaque année par la perception de la redevance FNDAE par les DDAF et le Ministère de l’Agriculture. La saisie de cette information sera informatisée à partir de 2002. Cependant, ces données de consommation sont difficilement exploitables pour les raisons suivantes (entretien avec Maryline Thuault, MAAPAR / DERF avril 2002) :
i.    Seules sont relevées les consommations payées et le nombre d’abonnés mentionnés englobe les impayés ;
ii.    Les consommations des gros abonnés (> 6000 m3) sont distinguées des consommations domestiques mais sans précision du nombre d’abonnés concernés ;
iii.    Le nombre d’abonnés est plus précisément le nombre de compteurs et le cas des immeubles collectifs pose problème.
- disposent d’un fichier informatique recensant les consommations d’eau. Toutefois, il ne comprend que les volumes de moins de 6 000 m3 an facturés par les collectivités de plus de 400 habitants, c'est à dire, à priori les consommations domestiques (volumes soumis à la redevance anti-pollution des Agences). Dans ce fichier chaque commune est identifiée par son nom et son numéro INSEE, elle est éventuellement rattachée à un distributeur. Ne sont renseignés ni le nombre d'abonnés, ni la période exacte de facturation. Les enquêteurs : -    INSEE. Nous avons vu (point 2.2) que l’INSEE réalise tous les 5 ans une enquête logement très détaillée dans laquelle elle indique le montant de la facture d’eau payée par un ménage. L’information collectée est particulièrement intéressante mais notons deux limites particulièrement fortes : (1) il faudrait, pour avoir les niveaux de consommation, connaître la structure tarifaire (et le renseignement transmis par l’INSEE à savoir le département dans lequel se situe le logement n’est pas suffisant pour cela) ; (2) comme elle n’est réalisée que tous les 5 ans, il faudrait compléter l’enquête par une observation de la consommation des autres années, et pour cela donc de connaître l’identité du ménage concerné. -    Autres organismes enquêteurs. Nous avons vu que d’autres organismes enquêtent sur la consommation d’eau des ménages (par exemple le Crédoc). Toutefois, les études qu’ils conduisent sont souvent confidentielles et partielles. Elles ne peuvent donc à elles seules permettre de connaître le niveau de consommation d’eau des ménages en France et son évolution annuelle.

21:53 Publié dans Ecologie | Lien permanent | Commentaires (0)

28/03/2011

Une expérience de shopping à Usines Center

Capture d’écran 2011-03-28 à 00.11.52.pngVoici une intéressante expérience à laquelle je me suis prêté il y a maintenant une semaine, à l'invitation d'une agence de communication. Oui, il s'agit d'un "post sponsorisé" comme cela s'appelle (je rappelle que la loi interdit aux blogueurs de ne pas "déclarer" ce type de billet, et c'est bien normal), vous pouvez donc quitter les lieux dès maintenant si cela vous gêne, mais je conseille à mes lecteurs de suivre cette histoire qui dépasse le cadre d'une "opération de pub". Vous savez aussi que j'ai pu accepté d'autres sollicitations qui avaient mal tourné, et dont je vous avais fait part, notamment avec Cetelem.

De quoi s'agit-il ? D'un centre commercial francilien, Usines Center Parinor 2, qui propose un "shopping sponsorisé" à une sélection d'internautes, avec à la clé 250 euros de chèques cadeau à dépenser dans le centre, contre promesse d'un billet. Pas d'un billet déguisé, ou vendeur, ou vendu, aussi je vais vous relater mon expérience.

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Passée la première prise de contact, j'accepte la "mission". 250 euros, c'est évidemment très intéressant, je ne signe rien qui me contraigne, et j'ai par le passé tant critiqué la grande distribution classique, qu'il était également idiot de ne pas aller voir de plus près le tout. Je serai très franc avec vous, et avec l'agenc et la marque qui je pense me liront, j'avais un à priori plutôt négatif : un centre commercial éloigné, dont le facteur prix est en principe le seul intérêt, et avec, je l'imaginais, des stocks d'invendus (pas invendus pour rien !) à refaire à bas prix.

Eh bien il arrive que l'on se trompe, complètement, et je suis ressorti enthousiaste. D'avoir certes pu bénéficier d'un "supplément de pouvoir d'achat" non négligeable, mais d'avoir surtout mieux compris la logique de ces centres, et d'y avoir passé un bon moment, avec des commerçants. Des vrais commerçants, qui n'ont pas grand à voir avec une galerie marchande de centre commercial.

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Voici ce que je retire de cette expérience :

* Humainement, une vraie rencontre. D'abord avec la responsable de communication du centre, qui m'a "soudoyé" avec une crêpe offerte dans la gargotte en face du centre (c'est à deux pas du RER B du Parc des expositions de Villepinte, à une grosse demi-heure tout compris de Chalelet les Halles). Qui m'a expliqué son boulot. L'environnement (dont les tenanciers de la "gargotte", ici depuis 20 ans. Des tenanciers qui vous donnent l'impression que quelque soit la dureté apparente de la situation - dehors, dans une zone commerciale éloignée - les hommes et les femmes peuvent par leur comportement et leur volonté rendre ce cadre acceptable et mieux, agréable). Les commerçants également, très disponibles, sans savoir à l'avance que j'étais là pour "tester", quelque part, leur prestation

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* Economiquement, il s'agit de faire des affaires et elles sont bonnes, avec de 20 à 40% de différence de prix par rapport à ce que l'on trouve ailleurs. D'ailleurs, il y a souvent un double étiquettage, avec un "PB" (prix boutique), un "PU" (prix usine) qui vous permet de comprendre ce que vous économisez à chaque achat. La variété des boutiques, aussi, puisque là où je pensais entrer dans une jeannerie au rabais, j'ai pu découvrir plusieurs boutiques, avec souvent les derniers modèles existants. Qu'ai je donc acheté avec 250 euros ? Voilà ma liste !

* Des vêtements : chaussettes, ceinture, une montre la mienne n'étant presque plus lisible de par son grand âge

* Des accessoires de cuisine : ma poêle avait beau être en très mauvais état, quand on connait le prix habituel... j'ai pu pour moins de 70 euros repartir avec un wok, une très grande poêle (28cm), deux plats en pyrex, plusieurs petits accessoires de découpe et de service

* un sac de sport qui m'évitera de faire craquer mon sac à dos

* Commercialement, l'opération est bien menée, ne nous oblige pas à quoi que ce soit, et c'est avec plaisir que j'ai pu participé et redécouvrir Usines Center.

A bon entendeur ! Je suis assez curieux de ce que vous penserez de cette opération, les commentaires vous sont ouverts évidemment.

Luc, Consommaction

 
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