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06/12/2011

Tarif social de l'internet : un sentiment de stagnation depuis Pierre Danon

La fracture numérique est un sujet qui me tient à coeur, pour connaître plusieurs personnes pour qui l’accès à l’internet n’est pas une réalité, mais un calcul dans un budget familial fortement mis sous pression avec la crise. Souvent, les Français se gargarisent de posséder un forfait ‘complet’ à 30 euros pour pouvoir regarder la télévision, téléphoner et surfer sur le web, et encore, ce prix fixe depuis des années a t-il bougé avec la hausse de la TVA (Le Figaro

tarif social internet fracture numérique pierre danon consommaction.png

Ainsi, les derniers chiffres donnent tout de même 26% de foyers français qui ne disposaient pas d’un ordinateur, et 40% de la population n’utilisant jamais l’informatique. Pire, 48% des foyers disposant de moins de 900€ par mois ont un ordinateur, toujours selon les études du Credoc.

 

La question du tarif social est donc celle qui doit permettre de faire accéder le plus grand nombre à des technologies devenues essentielles pour chercher un emploi dans un premier temps, mais aussi tout simplement se divertir, pouvoir trouver des biens et des services moins chers, etc...

 

pierre danon, tarif socialLe gouvernement avait donc cherché, en 2010, à lancer un « tarif social » de l’internet, pour pallier à cette fracture grandissante entre les connectés et non connectés. Historiquement, l’opérateur Numericable avait déjà mis en place un « Service universel numérique » en 2007, vendu aux bailleurs sociaux de plusieurs villes en France. Le PDG, Pierre Danon, avait ensuite répondu aux appels du gouvernement en proposant un tarif social de 9,99 euros par mois pour le « triple play ». Et, bientôt, à 4 euros, bien que ceci ne soit effectif que dans les zones cablées par l'opérateur.

 

Le tarif social devrait être plus accessible avec l’annonce en septembre par le gouvernement que l’opérateur Orange allait lui aussi s’y mettre, pour une offre sociale lancée dans les 6 mois mais à un tarif de 23 euros (maximum), ce qui reste tout de même cher. L'UFC Que Choisir n'avait d'ailleurs pas hésité à juger ce tarif "social" d'inaccessible.

 

Pour en savoir plus, je vous recommande cet agrégateur d’actualités sur « Fossés numériques, inclusion numérique », qui recense les principaux articles autour du sujet. 

 

Luc.

24/10/2011

Comment acheter sa voiture neuve au meilleur prix ?

Capture d’écran 2011-11-21 à 21.56.54.pngLe bonus-malus écologique sera durci en 2012. Mécaniquement, il coûtera plus cher d'acheter une voiture neuve en 2012. Une bonne raison pour chercher les bons filons afin d'économiser parfois plus de 30% sur le prix catalogue des constructeurs (Le Figaro)

Est-il possible de négocier le prix auprès de son concessionnaire?

Demander au concessionnaire une remise sur le prix affiché en vitrine fait partie du jeu! Mais vous aurez plus de latitude dans le réseau d'un constructeur français ou américain que dans celui des marques allemandes haut de gamme. Ensuite, l'éventuelle remise dépendra du modèle choisi. Plus il se rapproche de la fin de son cycle de construction et plus la promotion sera importante. Vous pouvez ainsi obtenir 16% de réduction sur une Citroën C5, et de 20 à 26% de remise sur une Opel Zafira. Par ailleurs, les revendeurs sont plus réticents à accorder des réductions sur les petites voitures, pour lesquelles leurs marges sont plus faibles. Enfin, la fin de l'année est propice à la négociation: les concessionnaires doivent vendre chaque année un nombre de véhicules fixé à l'avance avec leur constructeur s'ils veulent toucher la prime d'objectif. Celle-ci constitue une grande part de leur revenu. Les concessionnaires accordent donc des remises importantes en fin d'année pour atteindre leurs objectifs.

Peut-on trouver mieux sur Internet?

Les constructeurs ont lancé leurs propres webstores. Peugeot (peugeotwebstore.com) ne propose que des véhicules neufs vendus par les concessions du réseau. Impossible d'y rechercher un véhicule sur tout le territoire: vous devrez saisir votre code postal pour voir s'afficher les seules propositions du concessionnaire proche de chez vous. Même lourdeur sur les sites de Renault (renaultshop.fr) et de Fiat (webfactory.fiat.fr), qui vendent parfois des véhicules de démonstration. En général, la remise atteint 20%, mais le choix reste très limité. Ainsi, le site de Fiat ne vend pas de Fiat 500 et celui de Citroën (carstore.citroen.fr) ne propose pas de C5 en motorisation essence.

Fait-on de meilleures affaires avec les mandataires?

Les courtiers comme AutoPlanet (autoplanet.fr), Auto-IES (auto-ies.com), Aramis Auto (aramisauto.com), Elite-Auto (elite-auto.fr) ou Stockauto (stockauto.com) proposent des véhicules achetés auprès de concessionnaires français ou européens à des tarifs préférentiels. Même si quelques-uns disposent de stocks, ils interviennent, le plus souvent, comme mandataires. Le client signe un bon de commande -le mandat- et règle son véhicule directement auprès de la concession qui le lui vend. Vous choisissez les options directement sur le site du courtier, mais il est, en revanche, inutile de négocier les prix, la remise étant fixée une fois pour toutes. Elle apparaît sur son site, en fonction de la voiture et de la finition sélectionnées. Vous pouvez, au final, obtenir de 5 à 6% de remise supplémentaire par rapport au meilleur prix négocié chez un concessionnaire. Là aussi, les meilleures remises seront proposées sur les véhicules en fin de cycle. Attention, les courtiers ne disposent pas de tous les modèles ni de toutes les marques. Les berlines allemandes y sont rarement bradées. Quant à Saab ou Volvo, ils refusent de travailler avec des mandataires.

 

Luc.

21:55 Publié dans automobile | Lien permanent | Commentaires (0)

20/10/2011

L'e-commerce surfe sur la vague de l'achat compulsif

Le site Internet de la chaîne suédoise Papercut, spécialisée dans la vente de produits culturels, ne laisse que quatre secondes à ses clients pour saisir une offre promotionnelle. Une idée qui pourrait faire des émules en France.

Après la vente «flash», verra-t-on apparaître le concept de vente «super flash» ? Papercut, une chaîne suédoise de distribution de produits culturels, propose sur son site Internet une expérience inédite à ses clients. Baptisée SpeedSale, cette fonctionnalité ne laisse que quatre secondes aux internautes pour saisir une offre promotionnelle. Une liste de 16 produits à prix cassés leur est présentée une fois, et seulement une fois ! Si le client ne valide aucun achat, il lui est impossible de revenir sur la liste et un message apparaît alors : «Vous aviez une chance et vous l'avez gâchée, revenez le siècle prochain.» L'internaute est alors redirigé vers la page d'accueil du site de Papercut.



«Les ventes ‘flash', ‘ventes privées' et autres ‘bonnes affaires limitées dans le temps' ont toujours fait partie des techniques promotionnelles inventées par les enseignes pour accroître la désirabilité de leurs offres», notent les experts de LaSer, filiale à parité des groupes Galeries Lafayette et BNP Paribas Personal Finance spécialisée dans le marketing et la relation client. «Avec le commerce en ligne, ces possibilités n'ont cessé de se multiplier, jusqu'à la proposition extrême de Papercut, preuve que les internautes sont toujours en quête de nouvelles expériences d'achat et que, pour eux, la consommation n'est jamais très éloignée du jeu.»

Un avis que partage Olivier Mathiot, cofondateur et directeur marketing de PriceMinister. «La scénarisation des ventes ‘flash' ou autres ventes privées rend le shopping encore plus divertissant.» Il se dit convaincu qu'Internet dope les «achats d'impulsion». «Ce média de l'immédiateté provoque un sentiment d'urgence qui force l'internaute à se décider très vite. Il recrée un environnement propice à la frénésie et à l'excitation», souligne Olivier Mathiot. PriceMinister compte d'ailleurs profiter de cette tendance.

Racheté par le groupe japonais Rakuten en juin 2010, le site dirigé par Pierre Kosciusko-Morizet s'inspire de ses procédés de vente prisés par les Nippons. Il compte ainsi implémenter avant mi-2012 son concept de «shopping marathon», un évènement qui dure 30 heures et se déroule deux fois par an en juin et en décembre. «Dix marchands d'un même secteur, comme la mode ou l'alimentation, proposent aux internautes une sélection de produits à prix cassés, et la catégorie de produits change toutes les heures», détaille Olivier Mathiot. Ce rendez-vous à un succès fou. «Le chiffre d'affaires de Rakuten au Japon croît de 150% pendant ces périodes», souligne le cofondateur de PriceMinister.
«Tout le monde y gagne»

«Tout le monde s'y retrouve avec ce type d'offres promotionnelles», affirme-t-on chez eBay, le spécialiste des enchères en ligne. «Le client fait de bonnes affaires et le marchand accentue sa visibilité, tout en réalisant des volumes de ventes spectaculaires de manière ponctuelle.» Pour ne pas rater le coche, eBay a lancé début octobre ses «offres du jour», inspirées des «daily deals», ces ventes ‘flash' déjà bien éprouvées en Grande-Bretagne et en Allemagne. Pendant une journée, des marchands proposent des promotions sur des produits thématiques, selon les saisons et l'actualité. A l'instar de Papercut et son concept de ‘speed sale' en Suède, eBay distille du jeu dans l'acte d'achat : «Les enchères font monter l'adrénaline et c'est justement ce que recherchent les consommateurs. La preuve, 20 à 25 % des personnes qui viennent sur notre site recherchent des enchères», note eBay.

De l'adrénaline à la frustration, il n'y a qu'un pas que le site suédois Papercut a franchi allègrement. «La frustration fait partie du jeu et les internautes le savent. Si la vente est conclue, la satisfaction en est décuplée», analyse Marc Lolivier, délégué général de la Fevad. Pour autant, la pratique de la vente ‘flash' nécessite une bonne organisation. Gare aux ruptures de stocks qui pourraient susciter l'ire des consommateurs, tandis que les marchands devraient rembourser les clients ayant déjà payé leur commande. Là, plus personne n'y gagnerait.

E-commerce : la barre des 100.000 sites franchie d'ici à 2012

Les ventes sur Internet continuent de tirer leur épingle du jeu dans un contexte morose pour la consommation des ménages en France. Le chiffre d'affaires des sites de e-commerce a ainsi atteint 17,5 milliards d'euros, soit une hausse de 20% de janvier à juin, selon la Fédération du e-commerce et de la vente à distance (Fevad). Près de 20.000 nouveaux sites marchands ont été créés, en augmentation de 28%, ce qui porte à près de 90.000 le nombre de sites actifs en France. «La barre des 100.000 sites pourrait être franchie d'ici à 2012», estime la Fevad. Au premier semestre, les secteurs de la mode-habillement et le tourisme ont signé les plus fortes progressions de chiffres d'affaires (+16%), loin devant les produits high-tech (+8%) et les ventes aux professionnels (+5%).

21:58 Publié dans Web | Lien permanent | Commentaires (1)

 
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