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24/11/2008

Le client n'est pas roi en cas de liquidation : cas de la CAMIF

Une nouvelle mauvaise de plus pour les consommateurs pris dans la crise : ils ne sont pas prioritairelogo-camif.jpgs dans le traitement des liquidations judiciaires, un cas de force majeur qui risque d'être de plus en plus fréquent au vu de l'impact de la crise financière.

Que se passe-t-il lors d'une liquidation ? C'est bien simple, dans l'ordre, les avoirs de l'entreprise en liquidiation doivent aller à l'Urssaf, au paiement des impôts, des salaires et des fournisseurs en priorité. Et rien n'est stipulé sur la protection du consommateur qui aurait déjà réglé sa commande. La mise en liquidation de la CAMIF a donc été l'occasion pour le gouvernement d'écouter le mécontentement des consommateurs lésés, qui ont fait appel à l'UFC Que Choisir pour exprimer leur position :

"Ces témoignages révèlent des pratiques très préjudiciables pour les consommateurs mises en oeuvre par la Camif Particuliers alors qu'elle était déjà en très grande difficulté financière (des commandes effectuées quelques jours avant la liquidation, des refus de paiements en plusieurs fois)"

La DGCCRF est déjà sur le dossier, mais cela doit avancer plus rapidement, comme le rappelle également Mme. Mader, présidente de la CLCV : "Rien n'est prévu pour les consommateurs en cas de faillite".

Un blog a également été mis en place par l'un de ces consommateurs lésés (ici). Si vous en êtes...

L'idée, c'est de protéger les consommateurs dans les ventes à distance, un phénomène qui se développe à vitesse grand V notamment sur Internet ou de nombreuses boutiques fonctionnent sur ce modèle (un modèle qui inquiète d'ailleurs les boutiquiers "en dur" comme en Angleterre). On se dirigerair vers un système de garantie financière : l'entreprise qui vend à distance disposerait d'un "filet de sécurité" permanent qui, en cas de luiquidation, lui permettrait de pouvoir faire face à ses dernières échéances. Car le consommateur qui passe commande ne sait pas forcément que l'entreprise peut être en liquidation.

Je suis cela dit assez partagé sur cette charge de l'UFC contre la CAMIF. Certes, l'entreprise est en liquidation et les consommateurs lésés doivent obtenir réparation (en étant livré de leurs meubles ou remboursés). Mais la CAMIF n'était pas une simple entreprise de vente à distance comme je l'ai appris récemment dans un article du Monde (désormais en archive) au moment de ses difficultés. Créée sur un modèle coopératif d'entraide et non pas de profit, la CAMIF a longtemps été un très beau projet de la communauté enseignante. C'est assez triste que ce type de modèle soit lui aussi menacé par la crise. Quand on pense que les grandes banques obtiennent les milliards qu'elles veulent en continuant à berner leurs usagers...

 

24/10/2008

L'UFC Que Choisir au tribunal !

L'UFC Que Choisir au tribunal... mais pas du côté des plaignants ! C'est une innovation intéressante dans le monde associatif et dans la thématique plus large de la défense des consommateurs. La Maison de la Justice et du Droit du Mazamétain et Vallée du Thoré va accueillir dans ses locaux une permanence hebdomadaire de l'UFC. Cette structurebreve1807a.jpg, qui dépend du président du tribunal et du procureur de la République de Castres, aide généralement les personnes dans leurs requêtes aux prud'hommes, mais dispose également de conciliateurs de justice, du service d'aide aux victimes (SAVIP), du service de probation et insertion (SPIP), de la permanence des avocats, de la protection judiciaire de la jeunesse (PJJ), des délégués du procureur,… et désormais de l'association de défense de consommateurs Que Choisir!

L'UFC aidera donc la Maison de la Justice à faire de la prévention pour éviter l'encombrement des tribunaux, sur des thématiques variées : logement, banque, téléphonie, automobile, alimentation, agriculture, environnement. Si vous êtes bénévole, intéressé par la défense des consommateurs, avec en plus une expertise technique, juridique ou informatique, vous pouvez vous rendre dans les locaux de la Maison de la Justice au 5 rue de Gramentès à Castres.

Permanence hebdo de l'UFC : lundi de 10 à midi et de 13h30 à 17 heures (05 63 59 98 73)

Luc.

02/10/2008

Le lait chinois, on ne l'a pas encore, mais ça n'est pas brillant pour autant !

Que ferait-on sans l'UFC Que Choisir... Encore une excellente info du magazine édité par l'association de consommateurs au sujet des yaourts supposés bons pour la santé, ces fameux "alicaments" dont on nous dit qu'ils combinent le côté agréable d'un bon produit et l'aspect bon pour la santé d'un médicament. C'est Danone qui s'est lancé le premier sur ce créneau porteur : les rayonnages de yaourt sont saturés de produits, les marges faibles, et les innovations rares. Aussi, ce type de produit devait-il permettre à Danone de gagner sur tous les tableaux, en vendant un produit plus cher, car plus sophistiqué, en pénétrant le premier sur ce marché, et en se différeciant nettement de ses concurrents.

Sauf que ça ne marche pas ! Eh oui, manger un Essensis avant d'aller au lit ne vous rendra pas votre peau de jeune femme, votre teint de pêche et que sais-je encore ! J'avais clairement des doutes sur ce type de produits, tout comme sur les cosmétiques, d'ailleurs, dont l'efficacité n'est pas franchement une science exacte, mais plutôt une guerre d'arguments marketing.

Le yaourt incriminé promettait de "régénerer la peau de l'intérieur", un argument malin (mais faux) quand on sait que les crèmes de peau habituelles ne pénètrent que les fameuses "couches supérieures de l'épiderme". Le test de L'UFC, 100 personnes, 5 groupes 3 mois, et un résultat accablant pouurl.jpgr Danone :

"alors que l'efficacité de la crème hydratante est confirmée, aucune différence significative n'est constatée chez les personnes ayant consommé « Essensis » par rapport aux autres groupes. En clair « Essensis » ne tient pas ses promesses malgré les études dont Danone se prévaut.

Il est vrai que les pièces du dossier constitué par Danone ne constituent pas des démonstrations scientifiques à l'exception d'une étude clinique ... mais qui n'a toujours pas été publiée ! Quant aux communications publicitaires, elles n'ont jamais été soumises à l'approbation de l'Agence Française de Sécurité des Aliments. Ces carences résultent en fait de l'absence d'une réglementation spécifique aux « alicaments » (aliments présentés comme des médicaments) : pas d'exigences méthodologiques précises, pas de contrôle préalable des emballages, ni des publicités."

C'est envoyé ! L'étude est disponible à cette adresse, en attendant attention à vos assiettes !

 
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