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01/10/2008

Vivre en Ile de France coûte cher

Selon une étude de l'INSEE, la vie est plus chère en France que dans la moyenne des pays de l'UE, ce qui n'est pas réellement une surprise, notre pays n'étant pas dans les plus chers (pays Nordiques), mais pas non plus dans la moyenne (Pays-Bas, Italie). Par contre, l'une des statistiques intéressantes de l'étude menée par l'INSEE, c'est le différentiel de prix entre la région de la capitale et la province. On savait déjà que vivre à Paris coutaît cher, ne serait-ce qu'en comparant les prix des loyers ou de l'achat d'immobilier au mètre carré.

L'Iparis-province.jpgNSEE précise donc que vivre en Ile de France coûte 13% plus cher qu'ailleurs... ce qui ne veut pas dire que les prix en province sont bas pour autant ! Les prix de l'immobilier comptent pour moitié dans cette différence, les loyers étant même supérieurs de près de 50% ! Une différence qui persiste malgré la "crise" : il y a toujours autant de personnes en quête d'un logement dans la capitale et toujours aussi peu de logements à prix abordables (notamment pour les ménages à faible revenus, les étudiants, les personns âgées, les célibataires).

Ces loyers plus hauts entraînent de manière automatique un renchérissement des services, tpe coiffure, café ou médecin, qui louent plus chers leurs locaux.

Précision intéressante cependant : le niveau des salaires connaît à peu de choses près la même différence Paris-Province... alors il faut peut-être travailler en région parisienne et se mettre au vert pour l'habitat ? Les connections SNCF, RER et métro permettent à de plus en plus de personnes de migrer quotidiennement sur leurs lieux de travail... mais c'est aussi fatiguant et ça prend tu temps. Du temps, de l'argent. On est donc pas sortis de l'auberge !

Luc.

 

29/09/2008

Réflexion sur le pouvoir d'achat (Ouest-France)

J'ai décidé de tenter de vous offrir des contenus un peu différents, en + des bons plans et des (nombreux !) coups de gueule sur la conso, je me dis que le débat peut-être un peu relevé, je vais donc vous faire part à partir de cette semaine de papiers de fonds sur la consommation, el pouvoir d'achat, et les idées qui soutiennent ces concepts... Si ma mission principale reste celle de la sauvegarde d'une espèce protégée (le porte-monnaie), il est bon parfois de prendre un peu de hauteur !

Première trouvaille pour cette session de "remue-méninge", un bel article de Ouest-France qui nous parle, à nous les consommateurs, de l'"être" mais surtour de 'l"avoir", et pourquoi cette capacité à "avoir" est notre critère de bonheur.

 

"Rome réclamait du pain et des jeux. Notre monde réclame toujours plus de pouvoir d'achat... Être et avoir : ces deux verbes sont nos auxiliaires de vie. Ces jours-ci, on aurait l'impression que l'avoir domine toutes les pensées de nos existences. Il n'est question que de pouvoir d'achat ! Le prix des biens de ce monde occupe toutes les conversations. Ce sacré pouvoir d'achat est à la peine, en crise, en berne... Il se délite à toutes les sauces de la mauvaise humeur des avoirs en baisse. Le moral des ménages se mesure désormais non pas en fonction de l'affection qui soude les familles mais à l'aune de la hauteur du yaourt dans le pot ou au poids du paquet de biscuits ! Serait-ce lconsommation_exister.gifà le signe majeur des temps modernes ! Les ménages sont contraints de réduire leur train de vie et c'est la crise : on nous dit qu'elle est durable et annonciatrice d'une rigueur qui fait peur. Alors si c'est inéluctable, profitons-en pour reconsidérer l'affaire, évacuer les frustrations inutiles et remonter aux sources d'autres bonheurs...


Cette crise en dissimule à peine une autre, bien plus douloureuse. Cette crise du pouvoir d'achat souligne que l'avoir a pris bien trop de place et met en évidence le déficit de l'autre auxiliaire de la condition humaine : nous ne pouvons pas « être » seulement ce que nous possédons ! Sinon tout s'écroule quand le pouvoir d'achat s'effondre. L'opulence du « caddie » ne peut pas grand-chose contre la solitude, l'individualisme, l'égoïsme, la peur, le manque d'éducation et la misère morale.

Bien souvent, ceux qui possèdent peu savent le partager et ce commerce-là procure d'infinies satisfactions non marchandes. Alors, offrons-nous donc tout ce qui ne s'achète pas : la sympathie d'un sourire, un geste d'entraide, un système de pensée, une philosophie morale, un engagement spirituel, un plaisir culturel... Avec une pensée pour cette drôle de formule prêtée à Malraux : « le XXIe siècle sera religieux ou ne sera pas... » Le siècle entamé serait bien mal parti si les peurs du manque matériel empêchaient de penser au sens de nos existences, au sens de l'histoire et au pouvoir de rachat, celui de l'esprit sur la matière.

Et ne confondons surtout pas la crise du pouvoir d'achat avec les scandales que sont la pauvreté à nos portes et la faim dans le monde. Il faut plaindre et nourrir les affamés. De toute urgence. Mais il faut dire aussi à ceux que leur ventre plein ne prive pas d'oreille que le pouvoir d'achat n'est pas l'étalon du bonheur des peuples. Osons le redire : l'homme ne vit pas que de pain...

Hervé Bertho"

A l'évidence, les humains ne se réduisent pas qu'aux catégories de "l'avoir", même si c'est tentant :). Mais je me pose la question : en a-t-il été autrement dans l'histoire de l'homme ?

Luc.

26/09/2008

Hausse des prix : les industriels dénoncés par 60 millions de consommateurs

La hausse des prix fait mal partout : au porte-monnaie du consommateur, à l'image des autorités, à l'économie en générale... sauf pour ceux qui sont assez malins pour profiter de l'occasion ! C'est en gros le constat dressé par 60 millions de consommateurs, selon une info du Figaro. Il s'agit en fait de modifications du produit ou de l'emballage, modifications qui résulte sur un produit plus "léger", affiché au même prix... donc une augmentation "cachée" du prix !

Les paquets dinflation.jpge biscuits sont permettent de mieux saisir comment les industriels arrivent à augmenter leurs prix sans que cela se voie sur l'étiquette : le paquet de biscuits au chocolat "Prince", fabriqué par Lu, est ainsi passé de 330g à 300g, pour le même prix, le consommateur a donc l'impression de ne pas payer plus cher son paquet de biscuit, mais celui-ci étant plus petit, le prix au kilo augmente. Le contre-argumentaire de Lu consiste à dire que le produit est désormais "meilleur" en terme de qualité nutritionnelle et énergétique... pas convaincant ! Les pots Jockey de Danone, sur le même schéma, sont ainsi passé de 1kg à 850g, une différence de taille !

Une autre méthode, plus sournoise encore, consiste à changer d'ingrédients, en gros de raboter les coûts en utilisant ds matières premières "low-cost", qui constituent donc des produits eux aussi qualité low cost, mais à prix égal ! Le beurre est ainsi remplacé par de l'huile de palme ou de colza, moins chère pour les industriels.

Ces techniques dégradent la qualité des produits que nous consommons, sans pour autant nous faire économiser quelques euros sur notre liste de course, aussi 60 millions de consommateurs propose aux consommateurs vigilants d'alimenter l'"Observatoire de l'inflation masquée"  en recensant les modifications de recette, de poids des produits, de présentation des paquets. C'est à cette adresse et je vous incite tous à y aller faire un tour !

 
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