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11/08/2009

Les marques les plus détestées des internautes

Intéressant article que celui du magazine Capital du mois de juillet. C'est en le feuilletant à nouveau que je suis tombé sur un article traitant des marques sur Internet, et surtout du pouvoir grandissant des internautes face aux entreprises. Maintenant que nous avons un moyen de faire pression face aux abus, nombreux, de différents secteurs, les marques font attention... mais il reste que certaines d'entre elles sont de vrais moutons noirs ! Un sondage TNS Sofres, repris par l'article, indiqu qu'en 2008, près de 70% des internautes ont recherché au moins une fois par mois l'avis des "consommateurs" sur la toile... ce qui en fait, je vous le donne en mille, des "consomm'acteurs", et c'est pourquoi je vous en parle aujourd'hui.

Si tous les produits sont passés au crible par les internautes, Capital relève tout de même 4 grands secteurs de l'économie qui font les "frais" des avis des internautes, avec pour chacun des marques qui s'en sortent... et d'autres qui sont critiquées quasi-systématiquement. Certes, l'Internet est aussi fait de rumeurs et de fausses nouvelles, mais quand il s'agit de plusieurs milliers d'avis, on tombe à mon avis dans quelque chose d'assez vrai, il n'y a pas de fumée sans feu. Voici donc le "palmarès" des meilleures et pires marques par secteur :

  • E-commerce. Un secteur en plein boom, avec +30% rien que pour 2008... un chiffre à rapporter à l'augmentation incroyable du nombre de plaintes pour non-respect de clause (+104%). Avec 16 à 20 milliards de chiffre d'affaire pour 2007, le secteur se porte bien, mais pas également pour tous ses acteurs :
    • Cdiscount, Pixmania et GrosBill s'en sortent plutôt bien avec moins de 30% d'avis négatifs émis sur la qualité du service après-vente (c'est déjà énorme, voit-on un tiers des consommateurs en boutique se plaindre ?). Rueducommerce recueille 38% d'avis négatifs, et Mister-Gooddeal, comme son nom ne l'indique donc pas, 42%.
  • Assurances. Les assurances. La simple évocation de ce mot est synonyme de mal de crâne (enfin, je parle pour moi), cette fois-ci, c'est le délai d'indemnisation qui a été pris en compte :
    • La MAIF, Direct Assurances et Axa se placent bien, avec moins de 10% d'avis négatifs. A l'autre bout du spectre, la Macif a reçu près d'un quart (23%) d'avis négatifs.
  • Automobile. Les internautes sont nombreux à discuter de la fiabilité des véhicules, mais le résultat est étonnant puisque les marques les plus chères semblent s'en sortir, alors que les constructeurs réputés moins cher sont plus exposés.
    • Ainsi, dans l'ordre, c'est BMW, Mercedes puis Peugeot qui sont les "bons élèves" du classement de Capital. Renault receuille en revanche le plus d'avis négatifs dans le secteur
  • Tourisme. Le critère retenu est le respect des engagements. On rigole sous cape quand on connaît un peu ce milieu où les annulations, non-remboursements et autres misères de vacances sont légions. Cela dit, les taux d'avis négatifs sont étonnament bas.
    • Avec 0%, le ClubMed fait office d'agence parfaite. Vu leurs prix, c'est heureux (la marque s'est déplacée sur du haut de gamme, peu accessible). PromoVacances et Marmara ferment la marche avec respectivement 6,5% et 8% d'avis négatifs.
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La différence du taux d'avis négatifs me paraît toutefois énorme selon le secteur... les sites d'e-commerce, avec "au moins" un quart de mécontents, font figure de paria, alors que le secteur du tourisme recueille au maximum 8% d'opinions négatives. A titre personnel, c'est avec ebay que j'ai eu de grosses déconvenues (sur un cas de contrefaçon de casque audio flagrant), et cetelem, organisme de crédit (et credit revolving) qui m'avait invité à un "chat sans tabou" plein de langues de bois.

Ceci étant dit, il est tout de même heureux que les entreprises soient contraintes de prendre nos avis plus ou moins en compte, alors qu'avant l'Internet, à part quelques magazines de consommateurs spécialisés, il n'était guère possible de lire aussi ouvertement des critiques de produits, de services, de marques. Mais il reste du chemin à parcourir. Aux Etats-Unis, les consommateurs lésés ont la possibilité de mener des recours en nom collectif, c'est à dire que 10 personnes lésés de la même manière par la même entreprise peuvent porter une plainte commune qui a évidemment plus de poids financier... mais surtout médiatique, c'est ce qu'ils appellent les "class actions". J'avais évoqué ce type de recours il y peu mais la loi de modernisation de l'économie n'avait, fort malheureusement, pas retenu ce point.

Dans tous les cas, il me semble que l'internaute dispose d'une marge de manoeuvre toujours plus grande pour émettre ses critiques et faire en sorte que d'autres ne connaissent pas les mêmes mésaventures.

Luc, Consommaction

 

 

10/07/2009

Vacances à l’étranger : ce que l’on a le droit de rapporter ou pas

Chaque année, les douanes françaises continuent de surveiller la circulation des biens qui rentrent sur le territoire. Si l’Europe n’a plus de frontières entre ses pays membres, les règles pour les pays hors de l’espace Schengen s’appliquent toujours : vous ne pouvez pas rapporter n’importe quoi dans n’importe quelle quantité de vos voyages exotiques, notamment lors de vos passages en zone dite « Duty Free » (où les produits sont généralement détaxés : vous n’y payez pas la TVA).


douane2.jpgLe Figaro revient sur les autorisations et interdictions précises concernant la France, après qu’Eric Woerth, actuel ministre du Budget ait appliqué la piqûre de rappel. Dans les zones de Duty Free, vous ne pouvez pas acheter pour plus de 430€ de parfums, cigarettes, alcools, cadeaux et objets hi-fi ou électroniques. Pour ce qui est des alcools et des cartouches de cigarettes, c’est 2 cartouches et 1 litre d’alcool si vous revenez d’un territoire hors-UE, et 5 cartouches et 10 litres pour l’UE (on pense évidemment à Andorre, mais méfiez vous, on y trouve beaucoup de produits contrefaits donc potentiellement nocifs)… pas de quoi remplir son coffre, mais pensez aussi que les taxes que l’on paie sur ces produits, habituellement, eh bien ça sert à faire fonctionner nos institutions, administrations et infrastructures.

Les contrefaçons, nous je vous ai parlé ici à plusieurs reprises (notamment sur ebay), sont strictement interdites !! Et vous n’aurez pas le droit d’avancer pour argument que ce t-shirt acheté en Thaïlande de grande marque était vendu en toute bonne foi. Si vous rapportez, mettons un sac Vuitton de Chine, vous paierez tout simplement en amende le prix du produit authentique, en plus de voir votre camelote détruite par les douanes. Et encore une fois, réfléchissez-y à deux fois: il s’agit de produits dangereux (teintures nocives, non respect des règlementations du travail, etc). Voir à ce sujet mon post sur la malfringue.

franchisequantitatives.JPG


Pour toute info supplémentaire, consultez donc le site des douanes !

Luc, Consommaction

06/02/2009

Vidéo #8 : Quand les médicaments tuent

Un très intéressant reportage sur les contrefaçons de médicaments :

 

Le trafic de faux médicaments provoque des dizaines de milliers de morts chaque année dans le monde, et surtout, en Afrique. Enquête sur un fléau.

10 % du marché mondial et 40 milliards d’euros de profits : voilà ce que représente la vente de médicaments falsifiés. Pour comprendre qui se cache derrière ce trafic, Michel Koutouzis, expert auprès de la Commission européenne et de l'ONU, et le réalisateur Patrice du Tertre, se sont fait passer pour des négociants véreux écoulant de faux médicaments sur le marché africain. Leurs découvertes sont édifiantes. A Mumbai (ancienne Bombay), des grossistes copient des médicaments en diminuant ou en ôtant leurs principes actifs, et prennent les commandes sans difficulté. Des usines travaillent pour le compte des multinationales et des réseaux parallèles, livrant indifféremment vrais et faux produits pharmaceutiques. La flilière du paiement transite par Dubaï, passage obligé pour tout financement occulte. Les deux hommes se sont également rendus à Zanzibar, légendaire port de contrebande, d’où partent les boutres qui vont déverser, escale après escale, sur la côte africaine, leurs produits clandestins : drogue et faux médicaments. En Tanzanie, plus de la moitié des remèdes vendus dans les échoppes et les pharmacies officielles n’étaient que des copies. Au Kenya, enfin, Michel Koutouzis et Patrice du Tertre ont rencontré Bilha Kiama-Muragie, docteur en pharmacie, qui a été renvoyée du Conseil pharmaceutique kenyan parce qu’elle refusait de céder à la corruption. Aujourd’hui, elle lutte, au péril de sa vie, contre ce mal qui ne peut s’étendre qu’avec la complicité des Etats concernés. Pendant ce temps, sida, malaria, grippe déciment les populations africaines…

 

 


TRAFIC MORTEL
envoyé par hopto
 
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