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03/11/2008

Un site web pour mieux regarder le contenu de nos assiettes !

L'association Consommation, Logement et Cadre de Vie (CLCV), qui donne quelques bonnes infos conso, nous propose sur son site web un lien vers un site qu'elle co-anime grâce au mécénat de la Macif, pour mieux comprendre ce que nous avons dans nos assiettes, et je dois avouer y avoir trouvé des infos intéressantes, je me suis même dit que ma vigilance de consomm'acteur avait un peu baissé ces derniers temps (et ne venez pas me parler du moral des ménages, ça n'a rien à voir !). Comme quoi, Internet se révèle encore une fois être une mine d'or de bons plans.

Le site en question s'appelle "Le Point sur la Table"Point.jpg, et est découpé en 3 grandes parties initiales qui prises ensemble donnent pas mal d'infos. La première partie donne des clés basiques pour mieux acheter. J'ai beaucoup aimé la partie "Lire les étiquettes", je pensais être déjà pas mal préparé à la chose, mais là c'est un véritable traité de la vigilance en rayon ! Pour un même 'produit', le site relève par exemple pour le cas de la "vinaigrette" et celui des "poissons panés" l'incroyable variété des ingrédients, la même appellation golable renvoie en fait à des poissons différents, et les assaisonements testés comporte plus ou moins d'huile, qui elle-même n'est pas toujours d'olive, qui elle-même n'est pas toujours.... bref, il y a de quoi s'y perdre, mais un bon teint est à ce prix là !

La 2nde partie vous invite à partager votre expérience de la consommation : échange de bons plans, blog, organisation de débats virtuels avec des experts bien réels, ce qui donne un côté dynamique et participatif au site. Je suis tout à fait en faveur de ce genre d'initiative, après tout, quels meilleurs experts que ceux qui achètent tous les jours ou presque, c'est à dire nous, les consommateurs !

Enfin, la 3ème partie rentre plus dans le détail presque scientifique des apports des aliments, en développant aussi les moyens d'arriver à un équilibre. Des astuces de grand-mère parfois, mais qui ont le mérite de rappeler que certaines carences banales (en magnésium, par exemple, un cas fréquent) peuvent avoir une grande influence sur notre "forme" quotidienne. Etre raplapla un jour d'automne, c'est normal, une semaine, c'est qu'il vous manque peut-être un nutriment !

L'espace "Cartons rouges" de la page d'accueil a le mérite de tacler directement les mauvaises pratiques des distributeurs ou des producteurs.

Je vous redonne le lien, et vous recommande d'y aller faire un tour (et de contribuer à la chose)

Luc.

02/10/2008

Le lait chinois, on ne l'a pas encore, mais ça n'est pas brillant pour autant !

Que ferait-on sans l'UFC Que Choisir... Encore une excellente info du magazine édité par l'association de consommateurs au sujet des yaourts supposés bons pour la santé, ces fameux "alicaments" dont on nous dit qu'ils combinent le côté agréable d'un bon produit et l'aspect bon pour la santé d'un médicament. C'est Danone qui s'est lancé le premier sur ce créneau porteur : les rayonnages de yaourt sont saturés de produits, les marges faibles, et les innovations rares. Aussi, ce type de produit devait-il permettre à Danone de gagner sur tous les tableaux, en vendant un produit plus cher, car plus sophistiqué, en pénétrant le premier sur ce marché, et en se différeciant nettement de ses concurrents.

Sauf que ça ne marche pas ! Eh oui, manger un Essensis avant d'aller au lit ne vous rendra pas votre peau de jeune femme, votre teint de pêche et que sais-je encore ! J'avais clairement des doutes sur ce type de produits, tout comme sur les cosmétiques, d'ailleurs, dont l'efficacité n'est pas franchement une science exacte, mais plutôt une guerre d'arguments marketing.

Le yaourt incriminé promettait de "régénerer la peau de l'intérieur", un argument malin (mais faux) quand on sait que les crèmes de peau habituelles ne pénètrent que les fameuses "couches supérieures de l'épiderme". Le test de L'UFC, 100 personnes, 5 groupes 3 mois, et un résultat accablant pouurl.jpgr Danone :

"alors que l'efficacité de la crème hydratante est confirmée, aucune différence significative n'est constatée chez les personnes ayant consommé « Essensis » par rapport aux autres groupes. En clair « Essensis » ne tient pas ses promesses malgré les études dont Danone se prévaut.

Il est vrai que les pièces du dossier constitué par Danone ne constituent pas des démonstrations scientifiques à l'exception d'une étude clinique ... mais qui n'a toujours pas été publiée ! Quant aux communications publicitaires, elles n'ont jamais été soumises à l'approbation de l'Agence Française de Sécurité des Aliments. Ces carences résultent en fait de l'absence d'une réglementation spécifique aux « alicaments » (aliments présentés comme des médicaments) : pas d'exigences méthodologiques précises, pas de contrôle préalable des emballages, ni des publicités."

C'est envoyé ! L'étude est disponible à cette adresse, en attendant attention à vos assiettes !

13/11/2019

Malbouffe : la liste noire des ingrédients les plus nuisibles

 

ça y est, on en sait enfin un peu plus sur les ingrédients les plus suspects de nous causer du tort, ceux qu'on a du mal à lire tant ils sont codés ou incompréhensibles à qui n'a fait de grandes études de chimie et de nutrition. C'est le Point qui est revenu cette semaine sur la "liste noire" de la malbouffe, à savoir les ingrédients précis dont on suspecte les effets cancérogènes. Jusqu'ici, on avait déjà eu deux-trois pistes, mais qui concernaient plutôt des aliments ou des types d'ingrédients génériques (les acides gras, les sodas, etc). Maintenant, on va enfin pouvoir traquer la petite bête sur les étiquettes !

Le dossier du Point revient sur certains éléments peu rassurants et dont on entend peu parler : par exemple, la malbouffe serait responsable de 3x plus de décès que ceux liés au tabagisme ou à l'alcool, et 30% des cancers seraient imputables à la présence (et à la consommation fréquente) d'ingrédients nuisibles. Notamment tout ces E01 etc, les conservateurs, les stabilisants, anti-oxygène, bref, tout ce qu'on ne trouve pas dans les aliments bio, entre autres. Et pour ceux qui auraient encore des doutes (les maladies étant souvent le résultat de plusieurs facteurs, dont l'alimentation), il y a en France 2 millions de diabétiques et 8 millions d'obèses. Et là, à part l'alimentation...

pyramide-alimentaire.png

Prenons par exemple les trois principaux suspects : l'huile de palme, le sucre et le sel. Nous en consommons, souvent à notre insu, bien plus que ce que notre organisme demande. Ainsi pour le sel, nous en consommons environ 8 grammes par jour, près de 4 fois la "dose" optimale pour l'organisme. Les plats cuisinés, frais ou surgelés, en sont truffés. Et sur les 35kg de sucre que nous ingérons chaque année, 75% sont ingérés via l'alimentation industrielle.

Concrêtement, le Point a classé les aliments nuisibles en plusieurs catégories, en suivant le livre du Docteur Chevallier, et que je me permets de vous retranscrire ici :

  • Le butylhydroxyanisole (E 320 et E 321). Aident à la conservation des aliments, présents dans les plats industriels et les chewing-gums
  • Les parabens (E 214 à E 219), interdits partiellement en Australie, sont présents dans toutes les pâtes (tartes, biscuits)
  • Les arômes artificiels. Dès que vous voyez 'arôme', même 'arôme naturel', il s'agit d'une synthèse chimique. Suspecté de créer une dépendance.
  • Les colorants (tous les E 1...). Les Etats-Unis en ont interdit certains : risques allergènes au mieux et cancérogènes au pire.
  • L'huile de palme : un vrai fléau. Présente partout car sans goût et peu chère, et même "déguisée" sous les termes "acides gras saturés", "matières grasses végétales" ou "MGV". Fait bondir le cholestérol
  • Les huiles hydrogénées : pour rendre craquants les biscuits, cornets de glaces, pâte à pizzas, etc. Extrêmement dangereuses, puisqu'on en absorbe beaucoup plus que ce que notre organisme ne peut tolérer. Résultat : maladies cardio-vasculaires. C'est typiquement l'ingrédient de la malbouffe, des plats cuisinés pas chers, de l'agro-alimentaire en général.
  • Les édulcorants (E 950, E 951, E 955) qui remplacent le sucre un peu partout, et dont personne ne connaît les effets sur la santé, mais cancérogène chez la femme enceinte et sur le foetus de rat.
  • Les nitrites (E 249 et E 250), des anti-toxines qui, transformés par l'organisme, sont cancérogènes. Ils sont dans les salaisons, les conserves.

Voilà un peu pour les ingrédients à surveiller, et si possible à bannir. Tout de même, en rédigeant ce post, je me dis que l'Europe, volontairement ou pas, à tout de même favorisé l'utilisation de ces ingrédients en cachant leurs noms affreux (quand je lis 'nitrite', 'suflite', je ne pense à rien de bon) derrière un code que personne ne comprend. E214, ça ne sonne pas si dangereux que ça, et puis quel ingrédient n'a pas son lot d'ingrédients en E...

Il serait temps d'adopter une législation véritablement contraignante pour les étiquettes alimentaires, car c'est bien, du côté de l'industrie, de dissimulation dont il s'agit : on change le nom des produits pour endormir notre vigilance, on écrit ça en police 4 et tout ira bien.

Je pense que je noterai ces numéros de E sur un post-it que je garderai dans mon porte monnaie pour faire mes courses. Je sens que je vais devoir me séparer de quelques mauvaises et insoupconnées habitudes alimentaires !

Vous pouvez aussi voir mon post qui compare la malbouffe et la malfringue, également dangereuse !

Luc, Consommaction

 

 

 
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