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06/11/2008

EDF : et la lumière sera ?

Il était plus que temps que quelqu'un s'occupe de l'aberrant système de facturation d'EDF, comme le rapporte le Figaro dans es pages Conso. Les factures sont effectivement toujours aussi mal conçues, ne serait-ce parce qu'on ne paie pas ce que l'on consomme, mais une estimation de notre consommation qui dépend, en trèelectricite.jpgs gros, de la taille des pièces à chauffer/illuminer, de l'ancienneté du logement et du type de chauffage utilisé.

L'avantage, c'est que pour les écolos économes dont j'espère que vous faites partie si vous suivez ce blog :), ça équivaut souvent à un chèque de remboursement à la fin de l'année. Mais autant garder nos sous tant qu'on peut, c'est pas franchement la bonne période pour faire des avances sur facture (et puis imagine t-on un seul instant que les autres modes de consommation soient facturés de la sorte ??).

Bref, le gouvernement a décidé, semble t-il, de résoudre cette question, en créant une commission (la commission Champsaur), présidé par le Mr du même nom, qui est également le président de l'ARCEP, le régulateur des télécoms dont on entend parler lors des grands enjeux économiques comme la 3g, la fibre optique et consorts. L'idée, c'est évidemment de rendre LISIBLES les prix de l'électricité, autant dire qu'ils ne manqueront pas de travail ! Et ce alors que le marché de l'électricité est officiellement ouvert à la concurrence depuis l'été dernier. Mais qui peut comparer vraiment les prix des différents opérateurs quand on ne connaît pas celui du principal marchand ? C'est un problème qui se situe donc à la limite des thématiques de concurrence, puisque EDF bénéficie de fait d'un "flou artistique" qui empêche les consommateurs de comparer efficacement les prix de l'électricité. Il y a environ 500 000 abonnés aux opérateurs alternatifs comme Poweo ou Direct energie (il y en a beaucoup d'autres dont vous retrouverez les noms sur le site du Ministère de l'Industrie), mais 97% du marché reste sous la coupe d'EDF. Une thématique qui ressemble d'ailleurs étrangemment à celle des opérateurs téléphoniques et des MVNO.

Une affaire à suivre, j'essaierai de mettre en ligne prochainement un comparatif des prix de l'électricité pour particuliers et professionnels, mais je ne suis pas sûr de trouver toutes les infos dont j'ai besoin !

Luc.

 

 

 

 

08/10/2008

Economies d'énergie : quelques conseils pratiques pour réduire sa consommation électrique

Quelques conseils pour réduire votre consommation électrique, vu sur WebMember :

- N'oubliez pas d'éteindre les lampes, TV, ordinateurs et coupez le mode veille de vos appareils. (NB : 1 watt pendant 1 an = 1€ ... et donc 300 W...).
- Avant l'achat, repérez les labels énergétiques : frigo et congélateur de classe A++, lampes économiques et lave-linge avec label AAA.
- Prévoyez une largeur suffisante pour le réfrigérateur. Les appareils performants sont souvent plus larges (66 cm au lieu de 60) car leur isolation est plus épaisse. Réservez-lui un emplacement loin du four ou du radiateur, et le moins ensoleillé possible.
- Optez pour des luminaires à haut rendement (ampoules fluocompactes et LED, tubes TL à ballast électronique).
- Optez de préférence pour une cuisinière au gaz qu'électrique.
- Evitez un maximum chaufferettes électriques et des lampes halogènes sur pied.
- Bannissez le chauffage et les boilers électriques, ça consomme 2 à 3 fois plus que les autres moyens de chauffage.
- Le recours à la climatisation est aussi à proscrire. Cela consomme énormément d'électricité ! D'autres moyens sont possibles pour éviter les surchauffes estivales : volets solaires extérieurs amovibles, végétation à feuilles caduques (arbres, vignes,...).
- Faites sécher le linge à l'air libre. Avec une consommation d'environ 500 kWh par an, le sèche-linge grignote à lui seul 15 % de votre consommation annuelle d'électricité (hors chauffage). Profitez de l'air libre ou d'un local bien ventilé pour faire sécher votre linge : c'est très rentable !

Si certains gestes commencent à rentrer dans les moeurs, je ne connaissais pas les avantages techniques de certains appareils, comme la largeur des frigos... et vu le prix de l'électricité, ce sont ces petits gestes qui, accumulés, réduisent parfois considérablement les factures !

Luc.

21/11/2017

Malbouffe : la liste noire des ingrédients les plus nuisibles

 

ça y est, on en sait enfin un peu plus sur les ingrédients les plus suspects de nous causer du tort, ceux qu'on a du mal à lire tant ils sont codés ou incompréhensibles à qui n'a fait de grandes études de chimie et de nutrition. C'est le Point qui est revenu cette semaine sur la "liste noire" de la malbouffe, à savoir les ingrédients précis dont on suspecte les effets cancérogènes. Jusqu'ici, on avait déjà eu deux-trois pistes, mais qui concernaient plutôt des aliments ou des types d'ingrédients génériques (les acides gras, les sodas, etc). Maintenant, on va enfin pouvoir traquer la petite bête sur les étiquettes !

Le dossier du Point revient sur certains éléments peu rassurants et dont on entend peu parler : par exemple, la malbouffe serait responsable de 3x plus de décès que ceux liés au tabagisme ou à l'alcool, et 30% des cancers seraient imputables à la présence (et à la consommation fréquente) d'ingrédients nuisibles. Notamment tout ces E01 etc, les conservateurs, les stabilisants, anti-oxygène, bref, tout ce qu'on ne trouve pas dans les aliments bio, entre autres. Et pour ceux qui auraient encore des doutes (les maladies étant souvent le résultat de plusieurs facteurs, dont l'alimentation), il y a en France 2 millions de diabétiques et 8 millions d'obèses. Et là, à part l'alimentation...

pyramide-alimentaire.png

Prenons par exemple les trois principaux suspects : l'huile de palme, le sucre et le sel. Nous en consommons, souvent à notre insu, bien plus que ce que notre organisme demande. Ainsi pour le sel, nous en consommons environ 8 grammes par jour, près de 4 fois la "dose" optimale pour l'organisme. Les plats cuisinés, frais ou surgelés, en sont truffés. Et sur les 35kg de sucre que nous ingérons chaque année, 75% sont ingérés via l'alimentation industrielle.

Concrêtement, le Point a classé les aliments nuisibles en plusieurs catégories, en suivant le livre du Docteur Chevallier, et que je me permets de vous retranscrire ici :

  • Le butylhydroxyanisole (E 320 et E 321). Aident à la conservation des aliments, présents dans les plats industriels et les chewing-gums
  • Les parabens (E 214 à E 219), interdits partiellement en Australie, sont présents dans toutes les pâtes (tartes, biscuits)
  • Les arômes artificiels. Dès que vous voyez 'arôme', même 'arôme naturel', il s'agit d'une synthèse chimique. Suspecté de créer une dépendance.
  • Les colorants (tous les E 1...). Les Etats-Unis en ont interdit certains : risques allergènes au mieux et cancérogènes au pire.
  • L'huile de palme : un vrai fléau. Présente partout car sans goût et peu chère, et même "déguisée" sous les termes "acides gras saturés", "matières grasses végétales" ou "MGV". Fait bondir le cholestérol
  • Les huiles hydrogénées : pour rendre craquants les biscuits, cornets de glaces, pâte à pizzas, etc. Extrêmement dangereuses, puisqu'on en absorbe beaucoup plus que ce que notre organisme ne peut tolérer. Résultat : maladies cardio-vasculaires. C'est typiquement l'ingrédient de la malbouffe, des plats cuisinés pas chers, de l'agro-alimentaire en général.
  • Les édulcorants (E 950, E 951, E 955) qui remplacent le sucre un peu partout, et dont personne ne connaît les effets sur la santé, mais cancérogène chez la femme enceinte et sur le foetus de rat.
  • Les nitrites (E 249 et E 250), des anti-toxines qui, transformés par l'organisme, sont cancérogènes. Ils sont dans les salaisons, les conserves.

Voilà un peu pour les ingrédients à surveiller, et si possible à bannir. Tout de même, en rédigeant ce post, je me dis que l'Europe, volontairement ou pas, à tout de même favorisé l'utilisation de ces ingrédients en cachant leurs noms affreux (quand je lis 'nitrite', 'suflite', je ne pense à rien de bon) derrière un code que personne ne comprend. E214, ça ne sonne pas si dangereux que ça, et puis quel ingrédient n'a pas son lot d'ingrédients en E...

Il serait temps d'adopter une législation véritablement contraignante pour les étiquettes alimentaires, car c'est bien, du côté de l'industrie, de dissimulation dont il s'agit : on change le nom des produits pour endormir notre vigilance, on écrit ça en police 4 et tout ira bien.

Je pense que je noterai ces numéros de E sur un post-it que je garderai dans mon porte monnaie pour faire mes courses. Je sens que je vais devoir me séparer de quelques mauvaises et insoupconnées habitudes alimentaires !

Vous pouvez aussi voir mon post qui compare la malbouffe et la malfringue, également dangereuse !

Luc, Consommaction

 

 

 
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