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10/01/2009

Dessin #4 : quand les pôles se vident

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La fonte des calottes glaciaires. Voilà encore de quoi s'inquiéter pour ceux qui manquaient de sujet de se plaindre. Je me rappelle à l'occasion un dossier de Courrier International sur la course au Pôle Nord, l'ouverture pour la première fois des deux côtés du Pôle Nord, permettant aux supertankers et au forage pétrolier d'éviter la banquise de l'hiver...

Nos enfants verront-ils un jour ces glaces ? Est-ce que ce ne sera pas une sorte d'Atlantide pour eux, un continent étrange qui n'aura jamais existé ?

Enfin en attendant, profitons de ce véritable hiver, et bon courage aux Marseillais enneigés !

Luc.

04/01/2009

Après la malbouffe, la malfringue

225.2.jpgEt c'est le même sociologue italien qui se cache derrière ces 2 concepts critiques de nos modes de consommation de l'aliment, et désormais, de l'habillage. Carlo Petrini, déjà créateur du concept de "Slow Food", qui s'oppose de manière frontale au fast food, rempile en s'en prenant au secteur de la mode, qui lui aussi doit se plier aux exigences du développement durable, et pour ce faire, il évoque notamment la piste des fibres naturelles (organic textile en V.O).

Car comment fonctionne la mode aujourd'hui, finalement ? Eh bien ce n'est pas glorieux. Entre les matériaux utilisés (plastiques, synthétiques), souvent issus de l'industrie pétrochimique, les lieux de fabrication (pays en voie de développement et/ou peu respecteux du droit du travail), le transport nécessaire jusqu'au boutiques (bateau, avion, camion), c'est peu de dire que la mode est au dernier rang du développement durable. Certes, nombreuses sont les initiatives qui visent à produire localement, dans le respect de l'environnement (nombreuses marques bio), mais leurs prix sont plus cher que la moyenne, les points de ventes sont moins nombreux, bref, c'est une économie qui ne peut pas (encore ?) satisfaire un marché de masse.

Aussi l'initiative de Carlo Petreni est-elle intéressante. "S'habiller est un acte agricole comme manger est un acte agricole, juge t-il. Nous ne devons plus nous vêtir avec du pétrole et faire en sorte que les fibres naturelles ne voyagent pas à travers le monde et servent d'abord à habiller la population locale et pas simplement les riches." (Le Monde).

Les fibres naturelles, kézako ? C'est assez simple, il s'agit de fibres textiles issus de deux grandes familles (Wikipédia):

  • Les fibres naturelles d'origine animale : laine et soie, avec leurs dérivés (cahemire, alpaga)
  • Les fibres naturelles d'origine végétale : le coton, évidemment, mais mieux vaut qu'il soit bio, lin, chanvre, jute pour les plus connues

L'histoire de l'homme est parsemée de vêtements, de cordages et de papiers en fibre naturelle, ce n'est qu'à partir de l'après-guerre que les fibres synthétiques (à base d'hydrocarbures et d'amidon). La lutte contre la malfringue menée par Carlo Petrini peut tout de même trouver sa place : avec les variations du prix du pétrole, l'exigence du développement durable et des conditions législatives plus strictes (avec REACH, peut-être avancera t-on un peu sur les risques des produits synthétiques), l'époque est propice à la redécouverte de ces fibres naturelles qui sont un acte de consommaction. Et la France est plutôt bien placée puisqu'elle est la premier producteur européen de fibres de chanvre, par exemple.

Luc.

19/12/2008

La consommation durable expliquée

societe_conso_t.jpgEntrée ou dessert ? En Occident, on prend souvent les deux, parce qu'il n'y a pas de raisons de se priver. Aucune raison ? Si, celle d'économiser nos ressources, de ne pas transmettre à nos enfants une planète en mauvais état car, comme le soulignait fort à propos ce participant à la conférence del'UNESCO dont je vous avais proposé la vidéo, "la génération d'enfants actuelle est la première dans l'histoire de l'humanité à être en moins bonne santé que ses parents".

Pour en savoir plus, rien ne vaut un peu de saine lecture, en l'occurence une compilation d'articles éditée par la Documentation Française (que je ne recommande jamais assez, c'est toujours très pédagogique, très clair, même sur les sujets les plus complexes ou arides à priori), sous la direction d'Edwin Zaccaï, professeur à l'Université libre de Bruxelles, et Isabelle Haynes, ingénieur à l'INRA.

ça s'appelle donc "La société de consommation face aux défis écologiques", avec comme table des matières :

  1. Evolution de la consommation dans un contexte de dégradation de l'environnement
  2. Approches conceptuelles et critiques
  3. Les leviers de mise en oeuvre d'une consommation durable
  4. Jalons politiques

Le prix est de 9,90€, et le contenu est à la hauteur. J'essaierais d'en faire quelques fiches de lecture à l'occasion ! Vous pouvez par ailleurs l'acheter en ligne.

Bonne lecture,

Luc.

 
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