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11/03/2009

Paris subventionne le 2-roues électrique !

ça c'est vraiment une bonne nouvelle, et j'espère qu'elle dépassera les murs de la capitale. La mairie de Paris a décidé de subventionner l'achat d'un 2-roues "vert" (LeFigaro), c'est à dire qui fonctionne à l'électricité. Il est vrai que la capitale semble propice à accueillir ce changement : les motos et scooters y sont très nombreux (+10% en 2006-2007 !), et leurs nuisances (bruit + pollution) semblent dater du siècle passé.

Concretement, un scooter électrique, ça coûte entre 1200 et 3500€, c'est une certaine somme à débourser surtout en période de crise, mais le jeu en vaut la chandelle puisque l'économie serait de 500€ en carburant chaque année pour une utilisation de 1000km par mois. La subvention est fixée à 25% du prix du scooter neuf, que l'acheteur devra garder au minimum 3 ans (10 ans pour les professionnels), avec un plafond de 400€. C'est un joli coup de pouce, mais il reste beaucoup à faire car actuellement on compte plus de 100 000 2-roues dans Paris intra-muros, et très peu sont verts.

 

bornes_de_recharge_paris-i.jpg

Pourtant, cela n'est pas si compliqué puisque ce scooter vert est rechargeable dans environ 40 points électricité (voir la carte ci-contre), et si vous n'en trouvez pas, vous pourrez toujours... le brancher sur le secteur !

Certes, pas de points à 270km/h sur le périphérique, l'engin ne dépasse pas les 45km/h, mais comme la vitesse en ville est de facto limitée à 50km/h, vous n'avez pas besoin de ça (sauf si vous êtes un peu... pénible).

Pour bénéficier de la subvention, il faut être résident Parisien, mais gageons que cette prime puisse être appliquée ailleurs, pour le bien de nos oreilles et de nos poumons.

Luc.

26/01/2009

Les étiquettes d'empreinte carbone arrivent !

Les Anglais en première ligne du développement durable ! C'est le groupe Tesco, un distributeur (le "Carrefour" local), qui a initié un nouveau type d'étiquette qui montre au consommateur, à côté du prix, l'étiquetage carbone des produits. Je vous en avais touché un mot il y a quelques mois au sujet des paquet de pâtes qui indiquaient les gaz à effet de serre émis lors de leur production. C'est donc une tendance qui se confirme, et elle nous vient des pays du Nord : Angleterre et Scandinavie. Ce sont donc près de 70 000 produits disponibles dans les magasins de cette chaîne qui disposeront d'un double étiquetage prix/empreinte écologique. Un paquet de chips de 35 grammes, par exemple, "coûte" 75 grammes de Co2. Et d'autres chaînes ont repris le concept, comme Boots (para-pharmacie) de manière volontaire. Faudra t-il légiferer en France pour que cela devienne obligatoire ?

Casino.jpgEt pourtant, c'est déjà fait ! Le Grenelle de l'Environnement contient cet étiquetage carbone, et Jean-Louis Borloo était également en faveur de ce système il y a un an et demi : "C'est une mesure sur laquelle on ne lâchera pas. D'ici deux à trois ans, plus de 90.000 références devront être étiquetées". Depuis, rien ou presque, en tout cas aucune généralisation de ces étiquettes, qui pourtant sont populaires : tout le monde a vu au moins une fois les étiquettes énergie, qui concernent non pas les émissions mais la consommation d'énergie (de la voiture ou de l'appareil éléctroménager concerné), et elles sont aisément compréhensibles. Quand c'est vert, c'est à peu près correct niveau pollution, quand c'est rouge, oubliez. On reconnaît également aux distributeurs certaines réticences à jouer vraiment le jeu de ce code de couleur : chez Casino par exemple, pas de rouge, mais du "vert foncé", pour ne pas culpabiliser les consommateurs (qui risqueraient surtout de ne pas acheter le produit !).

Le calcul de cette étiquette carbone prend en compte plusieurs étapes du cycle de vie du produit. L'emballage est noté à part, ensuite on trouve le taux de recyclage du paquet, et enfin le transport, qui généralement pèse lourd dans la balance écolo du produit, car cela se compte souvent en milliers de kilomètres !

A titre d'exemple, voici quelques "empreintes carbones" de produits de consommation :

  • 8kg de Co2 pour un sapin artificiel (voir mon comparatif sur les sapins)
  • 75g pour un paquet de chips de 35g
  • 200g pour 100g de muffins
  • 225g pour 4 yaourts nature

Soit environ 2x plus de Co2 que de poids du produit. Et encore, cet étiquetage ne prend pas en compte d'autres facteurs impactant au niveau de l'écologie de ces produits, comme les pesticides utilisés ou la quantité d'eau consommée (6 000 litres pour un kilo de porc, à titre d'exemple).

En attendant ce nouvel étiquetage, vous pouvez toujours regarder l'origine des produits sur les paquets ou sur les ardoises dans la partie fruits et légumes, cela vous donnera déjà une bonne idée du nombre de kilomètres parcourus.

Luc

 

19/01/2009

Doit-on croire aux produits "verts" ?

illu.gifJe me permets de prendre appui sur un petit post-sondage paru sur Consommer Durable à propos de la nouvelle campagne de publicité pour la lessive "Le Chat". Celle-ci met en avant "l'éco-efficacité" du nouveau produit, sur le thème très à la mode du développement durable, dans sa version, "assez parlé, agissons un peu". A mon souvenir, c'est Renault qui avait utilisé la même rhétorique du parler-agir dans l'une de ses campagnes, l'année dernière il me semble.

La question posée par le mini-sondage est simple : green-washing ou véritable effort écologique ? J'avais été interpellé par l'affichage du Chat pas plus tard qu'en fin de semaine dernière. Je m'étais dis, intérieurement, plusieurs choses. D'abord, "c'est un peu tard", pour une grosse marque. Ensuite "ça doit être vrai", puisque c'est une grosse marque. Puis "qu'est ce qui me garantit cette éco-efficacité". Bref, autant de questions que les consommateurs peuvent légitimemement se poser au moment de décider d'acheter vert ou pas. Les commentaires qui suivent le sondage sont intéressants, en tout cas ils m'ont fourni quelques pistes à mes questions.

Tout d'abord, et là ça me paraît être mauvais signe effectivement : ce produit éco-efficace du Chat ne dispose pas de l'éco-label européen (voir picto) un standard de qualité écologique qui me paraît plutôt crédible : sponsorisé par la Commission européenne, ce label est décerné par une autre commission composée d'industriels mai

s également de groupes de protection de l'environnement et d'associations de défenses de consommateurs. Si le Chat est si écolo, pourquoi se priver d'un des labels internationaux les plus notables ? Et l'on apprend rien sur le site très tendance monté par la marque (ici, pour les curieux). Certes, on nous dispense des conseils, un laïus tout ce qu'il y a de plus vert... mais rien sur l'absence du label. Anguille sous roche ?

On atteint bien ici ce qui est à mon avis le coeur du problème de l'économie verte et du développement durable. Nous ne sommes jamais vraiment sûrs de l'écologie des produits présentés. C'est par ailleurs exactement ce que dénote ce sondage LH2 : outre le prix élevé des produits verts, le frein principal à leur achat, c'est cette incertitude quant à la vérité de son inocuité pour l'environnement et/ou la santé humaine.

Cliche_2009_01_18_10_56_12_1_t.800.jpg

Qu'en pensez-vous ? Avez-vous d'autres pistes que la labellisation pour certifier un produit vert ? Mon avis personnel, c'est que l'UE devrait pousser encore plus en avant ce label, en faire une référence à l'instar du "AB" de l'agriculture bio, qui me semble être lisible et compréhensible aisément.

Luc.

 
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