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12/02/2009

Dessin #8 : Les licenciements à la pelle !

ça vient de Courrier International et c'est comme souvent un bon coup de crayon qui vaut mieux qu'un long discours..


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Luc.

06/02/2009

Vidéo #8 : Quand les médicaments tuent

Un très intéressant reportage sur les contrefaçons de médicaments :

 

Le trafic de faux médicaments provoque des dizaines de milliers de morts chaque année dans le monde, et surtout, en Afrique. Enquête sur un fléau.

10 % du marché mondial et 40 milliards d’euros de profits : voilà ce que représente la vente de médicaments falsifiés. Pour comprendre qui se cache derrière ce trafic, Michel Koutouzis, expert auprès de la Commission européenne et de l'ONU, et le réalisateur Patrice du Tertre, se sont fait passer pour des négociants véreux écoulant de faux médicaments sur le marché africain. Leurs découvertes sont édifiantes. A Mumbai (ancienne Bombay), des grossistes copient des médicaments en diminuant ou en ôtant leurs principes actifs, et prennent les commandes sans difficulté. Des usines travaillent pour le compte des multinationales et des réseaux parallèles, livrant indifféremment vrais et faux produits pharmaceutiques. La flilière du paiement transite par Dubaï, passage obligé pour tout financement occulte. Les deux hommes se sont également rendus à Zanzibar, légendaire port de contrebande, d’où partent les boutres qui vont déverser, escale après escale, sur la côte africaine, leurs produits clandestins : drogue et faux médicaments. En Tanzanie, plus de la moitié des remèdes vendus dans les échoppes et les pharmacies officielles n’étaient que des copies. Au Kenya, enfin, Michel Koutouzis et Patrice du Tertre ont rencontré Bilha Kiama-Muragie, docteur en pharmacie, qui a été renvoyée du Conseil pharmaceutique kenyan parce qu’elle refusait de céder à la corruption. Aujourd’hui, elle lutte, au péril de sa vie, contre ce mal qui ne peut s’étendre qu’avec la complicité des Etats concernés. Pendant ce temps, sida, malaria, grippe déciment les populations africaines…

 

 


TRAFIC MORTEL
envoyé par hopto

04/02/2009

Acheter moins cher : un témoignage de consommateur

A la suite d'un post précédent sur le hard-discount, que vous trouverez également sur AgoraVox, voici le témoignage qu'une lectrice a laissé, je me permets de le restituer car je l'ai trouvé très instructif. Le blog de la lectrice est à cet endroit.

"bonjour.

je me suis fait radier de l’assurance chômage, en septembre dernier, comme des milliers d’autres. de 450 euros d’ASS, je suis passée à zéro. on allait au leclerc du coin, on a décidé, la mort dans l’âme (oui, là, plus de doute, on est vraiment pauvre, encore plus pauvre que les minima sociaux), on a donc décidé d’aller au lidl. très très méfiants.

bilan des courses: on a dépensé moitié moins, pour des produits similaires (parce qu’au leclerc, il ne faut pas se leurrer, on ne pouvait pas prendre les produits chers, on prenait le bas de gamme, les produits cachés tout en bas ou tout en haut des rayons !). et surtout, on a passé une demi-heure pour le ravitaillement d’une semaine, contre deux heures à leclerc.

comme "il n’y a rien à acheter", eh bien on achète pas grand chose, juste le strict nécessaire. et finalement, a-t-on vraiment besoin de plus ?

photo_1208439446611-1-0.jpgparmi les produits pas chers dans les grandes enseignes, si vous regardez le bas de gamme, vous trouvez de plus en plus du faux beurre, du faux fromage râpé (à base de soja, et uniquement de soja !) etc. à lidl, pas de place, pas de faux produits, que les vrais ! et contrairement à ce que je lis dans l’article, on en a plusieurs par type (une grande variété de yaourts, une dizaine de cafés, au moins cinq beurres justement, de marque ou non). je lis toutes les étiquettes, les produits de marque contiennent souvent beaucoup d’additifs, de glutamate, de graisse hydrogénée et toute sorte de trucs pas très réjouissants pour la santé. ces additifs, vous les payez, et quand il n’y en a pas, vous payez moins cher. simple.

je note tous les prix, toutes les semaines. en 8 mois de lidl, je n’ai vu que les œufs bio (oui oui, pas mal de bio à lidl !) prendre 15 centimes, pour en reperdre 17 la semaine suivante. rien d’autre n’a augmenté. ni baissé certes. quand je regarde mon fichier des prix leclerc, je suis prise de vertige. clairement, mon fichier lidl est tout blanc, tout plat, rien n’augmente, rien ne baisse. le leclerc, c’est un arc-en-ciel: promo par-ci, suivie immédiatement d’une méga augmentation (genre deux euros sur les saucisses, qui passent de 4 à 6 euros, et ce définitivement).

contrairement à ce que je lis dans l’article, notre lidl n’est jamais en rupture de stock de quoi que ce soit, les rayons sont toujours pleins (différentes gestions des stocks selon les magasins ?). pas mal de légumes bio aussi, très bons. pour le reste des fruits et légumes, j’apprécie de ne pas en voir certains: l’approvisionnement suit les saisons, donc pas de tomates en hiver. ah, quel drame, au leclerc, y en a plein des tomates en hiver ! elles sont toutes pâles, pleines d’eau, elles coûtent une fortune, mais c’est tellement bon une tomate en hiver... et ça pollue si peu de la faire venir de l’autre bout de la planète ! sincèrement, chez lidl, vous n’avez pas à vous préoccuper d’acheter des légumes de saison ou non, ils n’ont que des légumes de saison. meilleurs, plus frais, moins chers.

l’argument du producteur suisse de cornichon cité dans l’article est intéressant. c’est exactement la même argumentation que celle des majors du disque ou des grands labo. pharmaceutiques, bien connus pour leur philanthropie... si je veux un cornichon, je veux un cornichon, rien d’autre. pas la la petite grille en plastique pour ne pas me salir les doigts (que je vais payer), pas de nouvelles espèces hybride F1 aspergées de pesticides pour bien augmenter le rendement, pas de recherche type OGM (ils vont bien nous faire des cornichons OGM, non ?). quand je veux un cornichon, je veux un simple cornichon, rien d’autre !

pour ce qui est du personnel entièrement féminin, effectivement, je ne m’étais jamais fait la réflexion. et c’est vrai. maintenant, si lidl embauche des dames licenciées comme des malpropres à 50 ans par l’industrie locale et qui n’ont aucun espoir de retrouver du travail ailleurs, je suis bien contente pour elles (c’est la moyenne d’âge des vendeuses dans mon magasin). qu’elles fassent tout... j’étais vendeuse avant. et il y a 10 ans, tout à coup, on a dû commencer à tout faire, tout, y compris tenir des rôles à responsabilité, mais sans le salaire qui va avec. et aussi faire le ménage. je n’étais pas vendeuse dans un hard-discounter, j’étais vendeuse au musée d’orsay, réunion des musées nationaux...

peut-être y a-t-il une différence entre la province et paris: les employés dans mon lidl sont très sympas et très souriants (voire blagueurs). toute petite structure, à taille humaine. rien à voir avec l’énorme machine à broyer l’individu et le porte-monnaie qu’est le leclerc, juste à côté. leclerc qui, soit dit en passant, nous inonde de pub infâmes (que vous payez bien sûr) en répétant à l’envi les arguments du « candidat président » (pouvoir d’achat...). on n’y est jamais plus allé, et à vrai dire, ça nous angoisserait énormément d’y retourner. on veut du rapide, pratique, bon (et bio !), pas cher, avec en plus le sourire de la crémière !


pardon pour la longueur du message. bon courage à toussmiley "

Luc.

 
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