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21/01/2009

Vidéo #7 : discours d'Obama

Parce que c'est quand même un très beau discours, et que ça fait longtemps qu'on n'avait pas frémi de la sorte devant un discours politique (j'en rêve un peu pour la France...)

 

20/01/2009

Rémunération des banquiers : où l'on peut reparler de "développement durable" !

420px-Schéma_du_développement_durable.svg.pngC'est un post de J'épargne Utile qui m'a alerté sur un lien peu évident entre rémunérations des grands (gros et gras) patrons de banque et développement durable. Revenant sur la suppression des rémunérations et bonus que ces derniers devront appliquer s'ils veulent toucher les subsides de l'Etat, le blog rappelle que :

"les principes du développement durable auxquels consentent la plupart des banques françaises comportent aussi une part de responsabilité et de transparence en termes de rémunérations des dirigeants"

Mais c'est bien sûr ! Peut-être qu'il y a même là une faille énorme en terme de droit. Reprenons depuis le début pour exposer mon raisonnement et récolter vos avis sur ce point précis, parce que pour une fois que les consommateurs pourraient prendre à revers leurs "chères" banques, on ne va pas se priver.

Il faut d'abord revenir aux sources du "développement durable", une expression, qui malgré sa sur-utilisation, comporte des éléments assez précis, et je ne parle pas cette fois-ci d'écologie. Le rapport Brundtland, qui a véritablement accouché de l'expression, avait une vue globale du développement, qui passait aussi par les sphères sociales et économiques. On se rapproche encore un peu plus de notre but en reprenant ce mini-résumé de Wikipédia :

"Le développement durable s’est construit comme une réponse des institutions et des entreprises aux préoccupations de la société civile et de certaines ONG, relatives aux impacts environnementaux et sociaux de l’activité des principaux agents économiques sur leurs parties prenantes".

C'est évidemment la partie "sociale" qui me semble intéressante de retenir ici, en oubliant le temps de ce post le vernis écolo qui recouvre l'expression. Car conrêtement, le DD appliqué aux entreprises, dont les banques, ça s'appelle la RSE : responsabilité sociale des entreprise, un concept qu'elles en toutes endossées très rapidement pour rester à la mode, mais sans prendre conscience de ce que cela recouvrait. Voici ce qu'on retrouve dans cette appellation :

"La responsabilité sociétale des entreprises est un concept par lequel les entreprises intègrent les préoccupations sociales, environnementales, voire de bonne gouvernance dans leurs activités et dans leur interaction avec leurs parties prenantes [dont nous, clients] sur une base volontaire En effet, à côté des obligations réglementaires et législatives, existe tout un champ d'actions possibles sur la base du volontariat et qui peuvent s'appuyer notamment sur des normes : à citer cependant en France, une loi relative aux nouvelles régulations économiques (NRE) qui incite les entreprises cotées en bourse à inclure dans leur rapport annuel une série d'informations relatives aux conséquences sociales et environnementales de leurs activités."

Je lisais hier un article sur la Toile sur les "class actions" américaines, ces procès riche-a-la-super_20.jpgcollectifs, généralement initiés par des usagers lésés ou en colère, et qui ont pu déboucher sur des amendes et corrections records pour les institutions incriminées. Ma question est donc la suivante : toutes ces "chartes du développement durable" (BNP), d'"engagement citoyen" (LCL), de "déontologie" (SG), ne peuvent-elles pas être engageantes juridiquement, au sens où un manquement sur ces thèmes pourrait faire l'objet de procédures ? Loin de vouloir voir la France théâtre de procès aussi ridicules qu'aux Etats-Unis (le cas du "pantalon perdu" à 52 millions de dollars reste un modèle d'abus du droit).

Un bon procès de la part d'employés ou de clients/usagers ne remettraient pas dans le droit chemin les banques, qui jusqu'ici, ont presque toutes failli aux sirènes des subprimes, se sont donc plus ou moins cassé la figure, pour venir ensuite quémander notre argent, celui de l'Etat, et en plus conserver leurs plus grosses tares ? Où sont les prêts pour les PME ? pour les achats immobiliers ? Pourquoi doit-on subir chaque semaine dans le Canard Enchaîné les affres des banquiers, entre leurs bonus dégoutants, leurs séminaires aux cocotiers, pendant que nous payons sans rien dire ni pouvoir faire quoi que ce soit ?

Ce serait une bonne application du développement durable, qui, j'en suis sûr, ne tarderait pas à porter ses fruits en terme de changements de comportements...

Luc

 

 

19/01/2009

Doit-on croire aux produits "verts" ?

illu.gifJe me permets de prendre appui sur un petit post-sondage paru sur Consommer Durable à propos de la nouvelle campagne de publicité pour la lessive "Le Chat". Celle-ci met en avant "l'éco-efficacité" du nouveau produit, sur le thème très à la mode du développement durable, dans sa version, "assez parlé, agissons un peu". A mon souvenir, c'est Renault qui avait utilisé la même rhétorique du parler-agir dans l'une de ses campagnes, l'année dernière il me semble.

La question posée par le mini-sondage est simple : green-washing ou véritable effort écologique ? J'avais été interpellé par l'affichage du Chat pas plus tard qu'en fin de semaine dernière. Je m'étais dis, intérieurement, plusieurs choses. D'abord, "c'est un peu tard", pour une grosse marque. Ensuite "ça doit être vrai", puisque c'est une grosse marque. Puis "qu'est ce qui me garantit cette éco-efficacité". Bref, autant de questions que les consommateurs peuvent légitimemement se poser au moment de décider d'acheter vert ou pas. Les commentaires qui suivent le sondage sont intéressants, en tout cas ils m'ont fourni quelques pistes à mes questions.

Tout d'abord, et là ça me paraît être mauvais signe effectivement : ce produit éco-efficace du Chat ne dispose pas de l'éco-label européen (voir picto) un standard de qualité écologique qui me paraît plutôt crédible : sponsorisé par la Commission européenne, ce label est décerné par une autre commission composée d'industriels mai

s également de groupes de protection de l'environnement et d'associations de défenses de consommateurs. Si le Chat est si écolo, pourquoi se priver d'un des labels internationaux les plus notables ? Et l'on apprend rien sur le site très tendance monté par la marque (ici, pour les curieux). Certes, on nous dispense des conseils, un laïus tout ce qu'il y a de plus vert... mais rien sur l'absence du label. Anguille sous roche ?

On atteint bien ici ce qui est à mon avis le coeur du problème de l'économie verte et du développement durable. Nous ne sommes jamais vraiment sûrs de l'écologie des produits présentés. C'est par ailleurs exactement ce que dénote ce sondage LH2 : outre le prix élevé des produits verts, le frein principal à leur achat, c'est cette incertitude quant à la vérité de son inocuité pour l'environnement et/ou la santé humaine.

Cliche_2009_01_18_10_56_12_1_t.800.jpg

Qu'en pensez-vous ? Avez-vous d'autres pistes que la labellisation pour certifier un produit vert ? Mon avis personnel, c'est que l'UE devrait pousser encore plus en avant ce label, en faire une référence à l'instar du "AB" de l'agriculture bio, qui me semble être lisible et compréhensible aisément.

Luc.

 
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