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16/12/2008

Sapin naturel ou sapin artificiel : le comparatif des consomm'acteurs

 

Allez, parlons un peu de Noël malgré tout, car low-cost ou pas, on a bien le droit de faire un peu la fête. Noël, c'est surtout (enfin je parle un peu pour moi) la magie d'un sapin de Noël. Quand j'étais plus jeune, même très jeComparatif Sapin Noël naturel artificiel.jpgune, c'était un moment tout à fait exceptionnel, que je ne retrouve plus trop avec l'âge... désenchantement d'un adulte face à une jolie fable ? Peut-être. Mais tout de même, dès novembre je ne pensais qu'au sapin, et surtout à son odeur dans la maison, bonne odeur de bois fraichement coupé (vivant alors en province près du Jura, nous avions de vrais sapins, si je puis dire !), épines qui restaient longtemps, à tel point que j'arrivais souvent à convaincre mes parents de garder le sapin, en pleine forme, jusque tard en janvier. Et puis il était à peine décoré, tout juste quelques décorations maison en feuille de coton, en bois local, en fait nous étions assez développement durable avant l'heure ! Comme quoi, les chats ne font pas des chiens.

Après cette petite introduction assez personnelle, voilà ce dont je voulais parler un peu : le choix du sapin, ou plutôt la lutte qui a lieu désormais entre les sapins naturels et les sapins artificiels. Des deux côtés, des arguments à faire valoir pour qui veut un Noël un peu plus vert :

  • à ma gauche, le sapin naturel, robuste, à la bonne odeur de pin, mais jetable en un mois, qui contribue à la déforestation et à une conommation non réfléchie d'un végétal qui aurait sûrement préféré rester avec ses copains sapins sous la neige dans le Jura, ou ailleurs.
  • à ma droite, le sapin artificiel, moche (oui, moche, mais vous connaissez mon parti), mais réutilisable, donc plus vert dans l'âme. Mais également fait en plastique, donc en pétrole, importé de Chine, donc sur un trajet long et énergivore.

Qua faire ? Qua choisir ?? C'est pourtant simple. Soit vous écoutez la parole du montagnard (moi) et vous achetez avec fierté un vrai sapin, soit vous fouillez un peu le web pour trouver des avis, des conseils (pas des trucs marchands, des vrais conseils). Voilà un peu ce que l'on peut trouver pour faire son choix.

Chez Goodplanetconso, la sapin artificiel a été mis dans la catégorie assez génialement créée de "l'anti-produit". Celui qui ment sur ses origines. Réutilisable ? Oui, mais en moyenne on en change une fois tous les 3 ans, alors que le sapin artificiel devient "vert" au bout de 20 ans d'utilisation. Autre argument en faveur du vrai sapin, sa mise en culture spécialement pour Noël, qui ne contribue donc pas à la déforestation, et qui, grâce à la photosynthèse, participe à la captation du Co2 le temps de sa croissance.

Un blog du Québec nous informe même de la quantité de Co2 'produite' par chacun des sapins : "durant tout son cycle de vie, le sapin naturel produit 3,1 kg de CO2, tandis que l’artificiel en émet 8kg."

Enfin, Noel-Vert insiste sur l'écosystème lié au sapin naturel : stabilisation des sols (là j'ai un doute, on m'a dis récemment que les plantations de conifères "rongeaient les sols"), biodégradabilité, habitat naturel pour oiseaux et insectes le temps de la croissance.

Bon Noël !

Luc.

 

15/12/2008

Crise et consommation : il faut augmenter les salaires, pas les profits !

On dit souvent qu'en France la consommation des ménages (c'est à dire la nôtre, celle du "grand public") est le moteur de la croissance. D'où les craintes actuelles quand à la relance, car eh oui, après avoir vu le pouvoir d'achat grignoté ces derniers mois, les Français n'ont ni l'argent ni le moral pour continuer à consommer comme avant, et tirer le pays de la crise. A tel point que les commerçants s'inquiètent de cette période des fêtes qui n'en est pas une pour eux : un tiers des Français a décidé de faire plus souvent ses courses en hard-discount, et près d'un sur deux dépensera moins en 2009 qu'en 2008, avec des pans de l'économie qui souffriront plus que d'autres, comme l'automobile (37% des sondés par le Boston Consulting Group ont décidé de reporter leur achat), et les loisirs (des restaurants à l'électonique de loisir). Ces chiffres sont tirés d'un article du Figaro. Mais que veut dire exactement "consommation comme moteur de la croissance" ?

La France, abonnée à une croissance faible de 1 à 2% depuis le début du millénaire, ne redresserPIB 2005.jpga pas la tête en 2009 car la part de la consommation dans le PIB, chez nous, est d'un peu plus de 50% (56% en 2005). En un coup d'oeil sur ce graphique on comprend pourquoi la question du pouvoir d'achat des ménages devrait être primordiale dans la résorption de la crise, mais pas à n'importe quel prix ! Les pays qui ont fait le choix d'augmenter la part de la consommation dans le PIB (en supposant que c'était une constante plus "stable" que les investissements privés, par exemple), en font aujourd'hui les frais. Prenons le cas des Etats-Unis par exemple, pour qui la consommation interne représente 70% du PIB, un record mondial, qui va de pair avec le pendant négatif de ce score : l'endettement des ménages, comme le souligne cet article de Isaac Joshua : "l’extraordinaire montée de l’endettement américain : celui-ci s’élevait à 94 % du revenu disponible des ménages en 1995 ; il était à 103 % en 2000, le voilà à 135 % en 2005". C'est à dire que les ménages américains consomment l'intégralité de leur revenus (donc ils n'ont pas d'épargne), et ils consomment un tiers de leur revenu en plus (sous forme de crédit dont on connaît les conséquences en cas de retournement du marché).

La question est donc de savoir comment augmenter la consommation sans atteindre les tares du système américain, qui finissent par étrangler les consommateurs quand elles ne les jettent pas hors de leur maison. Eh bien il suffirait d'augmenter les salaires , plutôt que d'assouplir les conditions du crédit et de jeter la population dans les griffes des vendeurs de credit revolving, comme je le soulignais ici! "Impossible !", mais pourquoi, dans ce cas, les profits des sociétés du CAC 40 continuent-ils d'exploser, en temps de crise comme en temps normal ? Il faut tout de même rappeller, chiffres à l'appui, que ces sociétés ont fait des résultats 2008, supérieurs en moyenne de 12% à ceux de 2007. "Mais la chute va arriver et ne sera comptabilisée qu'en 2009". Après dégraissements ? De qui se moque-t-on, à la fin ? 2008 année record pour les entreprises, mais les consommateurs, eux, n'ont pas attendu la crise de l'automne pour sentir leurs porte-monnaie se vider, de 1,3% selon Leclerc, et ça ne va pas s'arranger.

Quelque part, les consommateurs sont vraiment pris pour des imbéciles, mais rassurons-nous, les grandes banques elles aussi viennent de perdre un maximum avec l'ancien cador de la finance Madoff, ancien patron du NASDAQ, responsable d'une fraude estimée à 50 milliards de dollars. Il est temps de changer de système. Enfin je ne vois pas les banquier pointer à Lidl pour Noël pour autant.

Luc.

 

 

14/12/2008

Inflation et indice des prix 2008 : pas vaillant


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