Avertir le modérateur

25/11/2008

Série "Vidéo" #2 : du bio à la cantine

Voici un reportage pas inintéressant sur une commune des Cévennes, Barjac, qui a décidé de mettre sa cantine scolaire en alimentation biologique uniquement, dans le but de contrer la "pollution agrochimique", c'est à dire les dégats causés par l'emploi abusif de pesticides et de produits chimiques.

Le début de la vidéo est une conférence donnée à l'UNESCO, si le style est assez mélodramatique, c'est qu'il y a de quoi s'inquiéter, avec notamment cette phrase coup-de-poing du professeur qui présente la conférence : "la génération d'enfants actuelle est la première dans l'histoire de l'humanité à être en moins bonne santé que ses parents". Cancers, stérilité, maladies, diabètes, ce sont pas les maladies liées (pas "causées directement", mais tout de même, ça a son importance) à l'environnement et à ce qu'on y déverse. "On ne mange pas que le fruit mais aussi la chimie qui est dedans". Effectivement, et ce que le Canard Enchaîné confirmait dans une édition récente : 40 à 60% des fruits et légumes que l'on mange sont saturés de pesticides et de métaux lourds... le raison, surtout, est "surcontaminé".

J'ai commencé, du coup, à n'acheter que des fruits et légumes "bio" chez Naturalia. Première observation : ça fait mal au porte-monnaie. Pour 18 euros, 2 kilos d'orange, une poire, un poivron, deux poireaux, un chou-fleur, des champignons, un avocat, un peu de raisin. Les prix sont rarement en dessous de 3 euros le kilos et vont jusqu'à 15 euros le kilos. Je vous dirai d'ici quelques temps si je sens la différence, même si c'est entre 45 et 50 ans que la différence se "creuse" entre ceux qui ont fait attention à leur alimentation et ceux qui n'ont pas fait vraiment attention.

Une dernière référence avant la vidéo, un livre de nutrition "L'Equilibre Nutritionnel" de N et M. Darmon. Pas encore acheté, mais je pense vous chroniquer ça rapidement.

En attendant, bonne vidéo et bon appétit !

Luc.

 

24/11/2008

Le client n'est pas roi en cas de liquidation : cas de la CAMIF

Une nouvelle mauvaise de plus pour les consommateurs pris dans la crise : ils ne sont pas prioritairelogo-camif.jpgs dans le traitement des liquidations judiciaires, un cas de force majeur qui risque d'être de plus en plus fréquent au vu de l'impact de la crise financière.

Que se passe-t-il lors d'une liquidation ? C'est bien simple, dans l'ordre, les avoirs de l'entreprise en liquidiation doivent aller à l'Urssaf, au paiement des impôts, des salaires et des fournisseurs en priorité. Et rien n'est stipulé sur la protection du consommateur qui aurait déjà réglé sa commande. La mise en liquidation de la CAMIF a donc été l'occasion pour le gouvernement d'écouter le mécontentement des consommateurs lésés, qui ont fait appel à l'UFC Que Choisir pour exprimer leur position :

"Ces témoignages révèlent des pratiques très préjudiciables pour les consommateurs mises en oeuvre par la Camif Particuliers alors qu'elle était déjà en très grande difficulté financière (des commandes effectuées quelques jours avant la liquidation, des refus de paiements en plusieurs fois)"

La DGCCRF est déjà sur le dossier, mais cela doit avancer plus rapidement, comme le rappelle également Mme. Mader, présidente de la CLCV : "Rien n'est prévu pour les consommateurs en cas de faillite".

Un blog a également été mis en place par l'un de ces consommateurs lésés (ici). Si vous en êtes...

L'idée, c'est de protéger les consommateurs dans les ventes à distance, un phénomène qui se développe à vitesse grand V notamment sur Internet ou de nombreuses boutiques fonctionnent sur ce modèle (un modèle qui inquiète d'ailleurs les boutiquiers "en dur" comme en Angleterre). On se dirigerair vers un système de garantie financière : l'entreprise qui vend à distance disposerait d'un "filet de sécurité" permanent qui, en cas de luiquidation, lui permettrait de pouvoir faire face à ses dernières échéances. Car le consommateur qui passe commande ne sait pas forcément que l'entreprise peut être en liquidation.

Je suis cela dit assez partagé sur cette charge de l'UFC contre la CAMIF. Certes, l'entreprise est en liquidation et les consommateurs lésés doivent obtenir réparation (en étant livré de leurs meubles ou remboursés). Mais la CAMIF n'était pas une simple entreprise de vente à distance comme je l'ai appris récemment dans un article du Monde (désormais en archive) au moment de ses difficultés. Créée sur un modèle coopératif d'entraide et non pas de profit, la CAMIF a longtemps été un très beau projet de la communauté enseignante. C'est assez triste que ce type de modèle soit lui aussi menacé par la crise. Quand on pense que les grandes banques obtiennent les milliards qu'elles veulent en continuant à berner leurs usagers...

 

23/11/2008

Banques : exigez une copie écrite des "conseils" de votre banquier!

Un petit conseil pratique qui nous vient d'Allemagne. C'est au cours d'une émission sur Rfi dont je n'arrive malheureusement pas à retrouver le podcast que j'ai pu entendre un conseil intéressant, mais voici d'abord le contexte de la chose.

L'émission en question revenait sur une association de consommateur allemande spécialisée sur les conseils des banquiers. Conseils, qui, faut-il le rappeler, rapporte souvent des commissions aux banquiers. Par exemple, si vous cherchez à placer votre argent et qwarninglabels copy_470.jpgue vous demandez l'aide de votre banquier, celui-ci aura probablement quelques services à vous proposer "au nom" des créateurs du service. Un peu comme les médecins, en fait, qui subissent l'influence des visiteurs médicaux.

L'association allemande nous racontait le cas de petits épargants, comme nous pourrions l'être, qui se sont vus dans un premier temps recommander l'achat de "certificats" (un produit financier) Lehman Brothers... de la banque américaine qui a fait faillite sans sauvetage il y a peu... Les banquiers ont évidemment touché des commissions de Lehman pour avoir "bien vendu" ces produits. Sauf que 80% de ces acheteurs étaient des personnes de + de 60 ans, pas forcément les plus aptes à comprendre la complexité de ces avoirs. Encore une belle saleté que la crise révèle.

Après la faillite de l'établissement Lehman, les consommateurs-épargnants ont tenté de faire valoir leurs droits, en précisant notamment que leurs conseillers bancaires leur avaient refourgués sous la pression ces certificats, et qu'ils leur avaient déconseillé de les revendre au moment de la crise... L'association de consommateur allemande a mis en place une hotline qui a été sollicitée plus de 110 000 fois depuis le début de la crise, mais les dossiers des épargnants laisés sont souvent classés faute de preuve écrite de ces "conseils" bancaires.

La leçon a retenir, c'est donc de faire déposer par écrit les "conseils" de vos banquiers, en cas de pépin, vous pourriez avoir besoin de ces preuves pour faire valoir vos droits !

Bon dimanche !

Luc.

 
Toute l'info avec 20minutes.fr, l'actualité en temps réel Toute l'info avec 20minutes.fr : l'actualité en temps réel | tout le sport : analyses, résultats et matchs en direct
high-tech | arts & stars : toute l'actu people | l'actu en images | La une des lecteurs : votre blog fait l'actu