23.02.2010
Frais bancaires : ils ne nous rendent pas infidèles pour autant
Une statistique "étonnament peu étonnante" pêchée sur le Figaro : seuls 6% des Français envisagent de changer de banque cette année. Les comparatifs bancaires (ou de frais bancaires) montrent pourtant que l'on se fait régulièrement avoir, pour rester poli. Mais le secteur a bien verrouillé les départs des clients avec des frais à la clé, et tout un tas de tracasseries pour transférer comptes, prélèvements ou crédits en cours. On est loin de ce que le secteur des télécoms a su (ou plutôt "a du") faire sous la pression de l'Union européenne notamment, avec la portabilité du numéro. Pourquoi n'y a t-il pas un numéro unique de compte en banque, comme un numéro de téléphone, que l'on pourrait "transporter" de banque en banque ? Voici le détail des chiffres :
"Les Français restent les clients les plus fidèles en Europe : 6% seulement envisagent de changer de banque principale cette année. D'après une enquête de Ernst&Young auprès de 6100Européens (Britanniques, Allemands, Belges, Espagnols, Français et Italiens), ils sont 11% en moyenne à vouloir changer de banque, un niveau jamais atteint, avec des pointes à 20 et 14% en Espagne et en Italie. Si les Allemands et les Italiens invoquent massivement les prix (à 55 et 50%) comme motif de mécontentement, les Français se plaignent surtout (à 22%) d'un manque de conseils."
Luc, Consommaction.
18:22 Publié dans Banques/Finances/Assurances | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : banque, assurance, frais bancaires, fidélisation, consommation, argent, finances














Commentaires
Je tient a mettre la phrase tiré du livre de Joseph Stiglitz et l'interview Frédéric Lordon ( il faut fermer les bourse) : http://www.la-bas.org/article.php3?id_article=1871#forum14047
Citation"Il est certain que des choses vont changer à cause de la crise. Mais ces changements seront-ils profonds, radicaux? Nous avons perdu le sentiment d'urgence, et ce qui s'est passé jusqu'à présent augure mal de l'avenir." On l'aura compris, le ton général du dernier livre de l'économiste américain Joseph Stiglitz est au pessimisme. Ed. Les liens qui libèrent, 2010, 474 p Lire la suite. ( source courrier international) Le Libéralisme a poussé nos sociétés vers l'Individualisme et le court termisme. Il faut retrouver des projets collectifs de long terme. L'occasion est là. Le danger est de ne pas la saisir, conclut Stiglitz
Écrit par : Citoyenactif | 06.03.2010
Jusqu'ici je pensais vivre en démocratie. Je ne voulais donc pas me rebeller sur mon travail pensant que tout cela pouvait s'arranger de lui même.
Des amis me disaient qu'il fallait que je fasse un choix. Que si on ne s'intéresse pas à la politique / inégalité, c'est la politique / les multinationales qui s'intéresse a toi" (période électorale / soldes...). Le régime s'auto alimente et se perfectionne.
Des petits chefs font régner la loi et ce n'est plus sur les qualités individuelles, mais sur le caractère, la docilité que l'on est jugé. Un sentiment d'insécurité et de docilité face à une société capitalisme, inégalitaire et consumériste entretenu par le patronat et les dirigeants politiques .
Leurs armes : Les campagnes publicitaires et les forces de polices.
Ce n'est pas en criminalisant les jeunes, en dédouanant les bavures policières et entreprenariales, en laissant faire un régime ressemblant de plus en plus a celui de Vichy. En enlevant les aides aux assos dans les quartiers.
Voter contre aux régionales. Dites non a la société de consommation et à la précarisation de la société. Réveiller vous.Nous sommes tous des travailleurs et étudiants pauvres
Écrit par : un étudiant en colère | 06.03.2010
Le manque de volonté de rébellion que vous dénonciez peut se résumer ainsi :
Alerte, surchauffe ! « Si vous placez une grenouille dans l'eau bouillante (s'il-vous-plaît, ne le faites pas…), elle cherchera immédiatement à s'en échapper ; mais si vous la mettez dans une eau froide que vous chauffez progressivement, le batracien ne bougera pas jusqu à finir ébouillanté... vidéo explicative
Si le régime nous avait dit d'un coup : " Vous connaitrez le chômage, vous gagnerez peu, nous allons favoriser les banques et les multinationales par des réductions de charges… Mais il a eu l’intelligence de le mettre sur la longueur afin que l’on s’adapte a cette soumission (comme la grenouille dans la casserole). Malgré quelques erreurs ( CPE, La déclaration de Claude Allègre a propos de la fonction publique : « Il faut dégraisser le mammouth. »
Écrit par : Citoyenactif | 06.03.2010
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